Archive for novembre 2009
Comelade, ou l’oxymore musical
Un peu à la manière des marches funèbres pour poupées de porcelaine, la musique de Comelade naît de carambolages et de paradoxes. Ainsi, les musiques les plus sérieuses sont forcément interprétées sur instruments-jouets et les musiques les plus triviales confiées aux tubas et aux trompettes. Une musique essentielle qui fait jaillir les sourires et les larmes, aux moments où on s’y attend le moins, à contretemps, toujours en lisière des conventions. Une musique pour accompagner les poupées de porcelaine derrière le corbillard du marchand de petits bonheurs en plastique.
Paul Kristof
COMELADE, Pascal. Espontex sinfonia (Discmedi, 2004) Disponibilité
Add comment 18 novembre 2009
Quand la rue parle…
Lorsque l’on parle de rap américain, les premiers noms qui viennent à l’esprit sont Eminem, 50 Cent, The Game, Lil’ Wayne ou encore Snoop Dogg. Le point commun entre tous ces artistes tient en trois lettres : Dre. En effet, André Romelle Young, alias Dr. Dre, est considéré comme le meilleur producteur de rap de tous les temps. Originaire de Compton, au sud de Los Angeles, dans un quartier rongé par la misère et les gangs, le jeune André est bercé très tôt par la musique qui envahit à longueur de journée les rues du ghetto. Cette influence sera décisive. Après s’être procuré des platines, le jeune Dre produit ses propres sons. Il rencontre alors le rappeur Eazy-E avec qui il forme le groupe NWA. Avec son album mythique Straight Outta Compton (sorti en 1987), le groupe popularisera le maintenant très médiatisé gangsta rap. Dre y fait ses armes en qualité de producteur et forge ce qui deviendra le G-funk (son typique de la Californie qui se distingue par le sampling de classiques du funk, mélangé à des beats rap), qui explosera dans les années 90, popularisé par des artistes tels que 2Pac ou encore Snoop Dogg. (Lire la suite…)
Add comment 11 novembre 2009
Le Mozart noir
Le Mozart noir, c’est Joseph Boulogne, chevalier de Saint-Georges. Son père était planteur en Guadeloupe et sa mère esclave dans la plantation. Habile dans toutes sortes de disciplines, il fut un virtuose de l’épée et du violon. Etrange mélange, mais qui ne fut pas étranger à sa renommée et qui nous rappelle une autre célébrité, fictive celle-ci. Un certain Sherlock. Mais je m’égare, là…
Mais pourquoi Mozart noir? Les notices de disques n’en disent rien, pas plus que le site internet (riche) consacré au personnage. Peut-être doit-il ce surnom à cette faculté d’être prodigieusement doué en tout. Ou encore parce qu’il fut le premier compositeur noir de musique classique. Peut-être…
Personne ne dit non plus qui l’a surnommé ainsi. Que de mystères… il faudra que je demande à Sherlock ce qu’il en pense.
Mais même sans réponse à ces deux questions, il est toujours possible d’écouter ses oeuvres dans nos collections.
SAINT-GEORGES, Joseph Boulogne Chevalier de.
Quatuors à cordes. Op. 1 (Arion 1998) Disponibilité
Quatuor concertant pour cordes. Op. 14 no 6 (Valois 1996) Disponibilité
Concertos pour violon (Arion 1990) Disponibilité
Symphonies (In : Le Mozart noir) (CBC 2003) Disponibilité
Ou encore lire sa biographie en créole dans les bibliothèques section jeunesse.
Marie-Noëlle
3 comments 5 novembre 2009