Archive for avril, 2010
Comédies musicales
Vous avez dit comédies musicales ? Ces vieux trucs où ils gigotent dans tous les sens ? Ces histoires américaines à dormir debout ? Ces nouveaux spectacles grand public ?
Mais je vous en prie… Foin des clichés ! Les Discothèques (et Bibliothèques) Municipales fournissent leurs rayons en films musicaux (s’il vous plaît) et découvertes ou redécouvertes surprenantes. D’accord, les scénarios ne sont pas tous écrits par des goncourisables, mais vous aurez certainement l’occasion de trouver, ici ou là une perle, tel Bugsy Malone, interprété par des pré-ados comme Jody Foster ; Bird, Round midnight, Young man with a horn, films retraçant la vie de musiciens avec de très beaux extraits de leur composition ou Tango, Soleil de nuit, films faisant la part belle à la danse.
Et ne venez pas me dire qu’un bon vieux classique, tel que La mélodie du bonheur, Chantons sous la pluie et autres My fair Lady, n’a pas ses passages à voir et revoir sans se lasser!
Venez donc chiner dans nos services. De toute façon, vous ne vous payerez pas la honte au bureau de prêt : les discothécaires voient passer trop d’emprunteurs pour se souvenir des documents avec lesquels ils sont partis… Nous vous attendons avec grand plaisir!
Françoise
…Vous trouverez les comédies musicales du réseau dans notre catalogue en tapant :
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Un blog pas moisi du tout
Les pérégrinations internautiques (néologisme de mon cru, un de plus) sont parfois l’occasion de divines surprises. Voilà sur quoi je suis tombée tout récemment : le moisiblog dont l’auteur signe fromageplus ; deux appellations pas du tout incontrôlées qui sont déjà tout un programme. C’est le genre d’humour qui me branche, mi-cynique mi-humour noir et une troisième moitié en délire du second, voire troisième degré.
Le sujet du jour était la description d’un orchestre selon les systèmes politiques. Bonne lecture ! Si vous avez des idées, vous avez même le droit d’en rajouter une couche
Marie-Noëlle
Les sabots d’Anton Bruckner
Retrouvez mensuellement la chronique du Salon musical !
Le compte-rendu de la soirée sera désormais publié au surlendemain des conférences.
Une soirée bucolique avec Julien Pinol.
Anton Bruckner relève de la fascination ou de la répulsion, ce qui procède de la même physiologie de l’irrationnel. Fascination non pour le compositeur, bien sûr, mais pour sa musique. Le personnage de Bruckner a été affublé par la légende des traits peu flatteurs de l’idiot du village préférant Robinson Crusoë à Goethe ou Kant. Sa musique, elle, laisse entrevoir rapidement un mystère. Comment se fait-il que des éléments rythmiques et mélodiques aussi simples, répétés jusqu’au ressassement aient pu donner des œuvres d’une telle ampleur, pour ne pas dire d’une telle énormité ? On trouvera un début de réponse dans une analogie non fortuite, s’agissant des symphonies de Bruckner : une cathédrale gothique n’est jamais qu’un assemblage de blocs de pierres taillées. Le secret de la cathédrale ne réside pas tant dans le matériau de construction, que dans le plan architectural. Et là, il faut bien admettre que derrière l’humilité (réelle ou feinte) de Bruckner, se cache la science d’un grand bâtisseur. Bruckner était cet organiste pour qui les fugues de Bach et les symphonies de Beethoven n’avaient aucun secret.
Un autre paradoxe apparent étonne toujours chez Bruckner. L’homme, que certains esprits chagrins se plaisaient à railler comme un benêt, n’a jamais fait de concessions dans sa musique pour l’adapter aux goûts frivoles d’une époque qui confondait volontiers la virtuosité du paraître et la mièvrerie des sentiments avec la noblesse du discours musical.
Et c’est ainsi qu’Anton Bruckner emmène – bon gré mal gré – son auditeur dans un temps qui n’est définitivement pas celui de l’air du temps, mais bien celui de l’Eternité.
Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
- dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
- dans le catalogue en ligne sur le site des BM.
Prochain salon musical à la Discothèque de Vieusseux, le mercredi 5 mai 2010 à 20 h : Perles de verre : une soirée B-A-C-H avec Jean-Claude Bossel.
Paul Kristof
Dernière complainte d’un homme blessé
C’est le jour de Noël 2009 que James Victor Chesnutt tombe dans un coma profond, duquel il ne sortira jamais. Internet s’enflamme, quelques annonces et démentis paraissent concernant la véracité de l’information avant que son label, Constellation, n’annonce officiellement la mort par suicide du songwriter. Coincé dans un fauteuil roulant depuis ses 18 ans, à cause d’un accident de voiture, il sera frappé sa vie entière par d’incessantes crises dépressives, conférant à ses chansons une noirceur et une mélancolie tellement sincère et profonde qu’elles ne peuvent que toucher et émouvoir.
Vic naît en 1964 à Jacksonville en Floride. (Lire la suite…)

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