Archive for septembre, 2011

It’s been a bad day…

Tout a commencé par un entrefilet dans la presse qui a grossi au fil des heures pour devenir au final pléthore d’articles relayant l’incroyable nouvelle : R.E.M. met fin à sa carrière !!!

Mince alors !

Moi qui adore R.E.M., je vais devoir me contenter de l’existant et ne plus pouvoir me réjouir de la sortie d’un nouvel album fait de belles surprises et de nouveaux morceaux qui déchirent.

R.E.M. me plait à plusieurs titres. D’abord, c’est du bon rock avec quelques bombes qu’on n’oubliera jamais, le genre de morceaux qu’on entend ça et là et qui ne se démodent pas, qui nous accompagnent au fil des jours et qu’on se prend parfois à fredonner joyeusement. Ensuite, c’est un groupe avec un charismatique  chanteur et parolier végétarien – Michael Stipe – qui a crié tout haut et tout fort qu’il ne fallait pas réélire George W. Bush. Vous savez, le cow-boy qui aime les bretzel… Rien que pour ça, je m’incline. Enfin, R.E.M., c’est tout une époque, que dis-je, plusieurs époques qui résonnent en moi puisque le groupe a traversé trois décennies sans perdre de sa superbe. Voilà qui devient rare à l’époque du consommable et du jetable.

Pour les néophytes, je ne saurais que trop conseiller Out Of Time, l’album le plus consensuel, le plus easy-listening et le plus rempli de super-méga-hits qui font mouche. Une bonne entrée en matière qui devrait vous pousser à explorer un peu plus loin le grand territoire créé par R.E.M.

Pour les autres ben… rien à dire de plus. Ne soyons pas tristes et jouissons ensemble du formidable héritage musical qu’ils nous laissent, même si ce 21 septembre 2011 restera définitivement un Bad Day pour les fans de R.E.M…

Christian

R.E.M. dans le catalogue des BM

30 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Haute-contre ou contre-ténor

Vous, je ne sais pas. Mais en ce qui me concerne, je viens seulement de comprendre la différence entre haute-contre et contre-ténor… Après toutes ces années en discothèque, ça fait désordre mais c’est ainsi.

Le problème, avec les spécialistes du sujet, c’est qu’ils disent que ce n’est vraiment pas pareil mais sans expliciter cette différence. Alors qu’à l’écoute, la différence n’est pas si audible que ça. Du moins de mon point de vue. Je me suis fait une raison. Je terminerais ma carrière sans avoir compris cette vérité fondamentale.

C’est alors que… comme souvent quand on ne cherche pas, la réponse a surgi ! La révélation a été à la mesure de l’attente. Enfin !

Cette explication, je l’ai trouvée non pas dans un ouvrage de spécialiste mais dans une collection dont les dits spécialistes de tous bords ont tendance à se gausser avec un mépris plus ou moins ostensible. Je parle de la collection “Pour les nuls”.  A tout seigneur tout honneur, pourrais-je dire à mon sujet, puisque j’ai été incapable de comprendre cette distinction autrement que par la lecture de L’opéra pour les nuls.

Les pages 48 et 49 expliquent la différence entre voix de tête et voix de poitrine, avec exercices à faire. Je les ai faits dans l’intimité de mon salon. Et j’ai compris ! Enfin, je crois… le contre-ténor utilise sa voix de poitrine, le haute-contre sa voix de tête. Le résultat est ressemblant, c’est la technique qui change.
Et si j’ai encore compris tout de travers, il y a  bien une bonne âme charitable qui saura me donner une explication simple et claire à ce sujet.

Marie-Noëlle, dont c’est le dernier billet sur ce blog. Bonne continuation à tous !

POGUE, David. SPECK, Scott. L’opéra pour les nuls. (Sybex, 1999)   Disponibilité

26 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

D’air et de vent

Adaptations pour 4 flûtes à bec d’œuvres de Johann Sebastian, mais aussi de Johann Christian et de Wilhelm Friedemann Bach.

A entendre des œuvres composées pour l’orgue et interprétées aux flûtes à bec, on est tout d’abord surpris de la proximité acoustique, pour se rendre compte tout de suite après qu’il s’agit de deux instruments qui « vivent d’air et de vent ».

Puis très vite, on est charmé par le passage de l’instrument mécanique qu’est – malgré tout – l’orgue, à la sonorité profondément « artisanale » et organique que sont les flûtes à bec. Une interprétation qui ajoute un surcroît d’humanité à la perfection du Maître de Leipzig, qui n’en a nul besoin, mais peu importe : c’est si bon.

Paul Kristof

BACH, Johann Sebastian. Musik für Blockflötenensemble / Flautando (Köln) (Carus, 2010)   Disponibilité

22 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Joshua Redman : du Blue Note au Victoria Hall

Visiter New York, c’était un rêve. Assister à un concert de jazz au Blue Note en était un autre. Découvrir ensuite en réservant sur Internet que Joshua Redman, un des plus grands saxophonistes contemporains, s’y produit la semaine où j’y suis. Alors là, il n’y a plus de mots, plus que des notes bleues que je vous propose de prolonger en écoutant avec moi son dernier disque.

Compass, c’est le titre de cet album étonnant. Joshua Redman n’a pas fait dans la simplicité, il a pris le risque de se passer de piano : Larry Grenadier et Reuben Rogers sont les contrebassistes, Brian Blade et Gregory Hutchinson, les batteurs. L’ensemble des musiciens est cohérent, l’un s’efface pour laisser l’autre prendre la scène. Parfois tous sont présents, sans pour autant tomber dans la cacophonie ; au contraire, tout est douceur, plénitude  comme dans le morceau final Trough the valley.

On a parfois reproché à Joshua Redman de “miauler” dans les aigus, ce qui n’est de loin pas le cas ici. Point de cri d’animal, le son du saxophone est magnifique, alternant la langueur d’une ballade dans Moonlight au plus percutant Un peu fou (mes deux morceaux préférés). Ses compositions sont très abouties : diversité de rythmes, de sons, d’associations d’instruments. De la recherche, de l’invention, certes il y en a dans cet album mais sans jamais mettre en péril la musicalité.
A presque 40 ans, le saxophoniste américain est à maturité et il a su s’entourer de quatre grands musiciens qui eux aussi ont leur part de responsabilité dans la qualité de ce disque, certainement son meilleur.

Et comme les bonnes nouvelles ne voyagent jamais seules, je vous annonce que Joshua Redman (et Brad Mehldau au piano) seront au Victoria Hall de Genève le dimanche 13 novembre 2011 à 19h. Ce n’est pas la petite salle du Blue Note, mais j’ai confiance en ce JR-là pour nous emporter tous très, très loin.

Roane

REDMAN, Joshua. Compass (Nonesuch, 2009)  Disponibilité

Le site de Joshua Redman

En avant-goût de leur concert à Genève, Joshua Redman et Brad Mehldau

13 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Charade

« … Mon tout, je le cherche en vain ici ou là-bas
Je le traque mais je crains qu’il n’existe pas. »

Cet album conçu, interprété et enregistré dans le confinement de la solitude, laisse éclater les mêmes qualités qui ont rendu Jeanne Cherhal célèbre à la seule force de ses poignets (de pianiste) et de ses cordes vocales.  Celles-ci sont d’un naturel confondant, et sans aucun des artifices du marketing de masse : elle chante comme elle respire.

Et de fait, elle est aujourd’hui une des plus grandes chanteuses francophones de chanson d’amour de l’hémisphère nord (!) Bien sûr pas les éternelles guimauves archi-convenues, ni les règlements de comptes plus ou moins sexistes, mais une chanson faite d’authenticité et même d’une certaine impudeur qui laisse chez l’auditeur le vague embarras – et le plaisir – de se retrouver dans la position de « l’entendeur », dans le sens de voyeur.

Paul Kristof

CHERHAL, Jeanne. Charade (Barclay, 2010)   Disponibilité

9 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Donavon Frankenreiter – Move By Yourself

Donavon Frankenreiter véhicule toute une légende avec lui, celle de l’esprit d’aloha, cette attitude cool du surfeur qui se traduit par des valeurs qui font la part belle à l’humilité, au respect, à l’échange, à la rencontre, à la vie au grand air, au nomadisme, des valeurs positives et bienveillantes.

Ce grand gaillard a la parfaite allure du sportif californien. Une crinière qui flotte dans le vent, le teint hâlé, le biceps saillant et des pectoraux bien carrés, un physique qui en dit long sur les journées qu’il a passées à surfer sur les grosses vagues.

Donavon Frankenreiter débute le surf très tôt sur les plages de San Clemente en Californie. Hyper doué, il décroche à l’âge de 13 ans un contrat de sponsoring qui lui permet de voyager pour aller à la rencontre des meilleurs spots de la planète. Un jour il débarque à Hawaii et loue par hasard une chambre chez les parents de Jack Johnson. La suite de l’histoire, on la connaît. Surf, puis musique, puis surf, puis musique…

Donavon Frankenreiter, c’est le copain de Jack Johnson qui est copain avec Ben Harper qui est copain avec… Pas étonnant donc que le premier fasse la première partie du concert du deuxième qui fait la première partie du concert du troisième, vous suivez ? Pas étonnant non plus que le public du troisième aime les chansons du deuxième et aussi celles du premier. Et quand le premier et le deuxième chantent en duo, on ne s’en étonne pas non plus. Et quand un quatrième larron du nom de G.Love s’en mêle, c’est bien d’une bande de potes dont on parle. Vous suivez toujours ?

Parlons musique maintenant. Donavon Frankenreiter c’est vraiment du tout bon ! L’idéal serait que vous puissiez écouter ses 5 albums, et puis ceux de ses potes aussi, autour d’un feu de bois sur la plage avec des bières, des saucisses et des jolies filles naturellement. Sinon, rabattez-vous sur son second opus intitulé Move By Yourself. Que dire sinon que c’est un poil plus punchy que Jack Johnson et un poil moins rock que Ben Harper, sans doute parce qu’on y a mis un peu de disco mélodieuse dedans en plus du folk et du blues.

De belles heures de musique qui vont vous donner envie de troquer votre complet-veston tout gris contre un short à fleurs et peut-être vous inciter à prendre la vie du côté plage. C’est vrai d’abord… Pourquoi vous obstinez-vous à porter cet horrible complet-veston tout gris ?

Christian

Donavon Frankenreiter dans les collections des BM.

Le site Internet de Donavon Frankenreiter.

5 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire


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