Posts filed under 'Musiques du Monde'
Chanteuses suisses … suite

J’ai découvert Erika Stucky par hasard, en zappant sur l’excellente émission Illico de la TSR. C’est une artiste déjantée, enthousiaste et bourrée de talent !
Erika Stucky, après une petite enfance passée aux Etats-Unis (San Francisco) revient au pays. Toute la famille s’installe au fonds de la Vallée de Conches ! On imagine le choc culturel !
Ceci explique le mélange des genres entre country, chants populaires américains et schwyzerdütch, yodel, improvisation et d’autres.
Erika Stucky sera en concert le 4 novembre prochain lors du Festival Les Créatives à Onex.
Sûr, j’y serai… et vous ?
Geneviève
Pour visionner l’émission Illico de la TSR sur l’anti-Heidi du yodle.
STUCKY, Erika.
Heimatsklänge (Traumton, 2007)
Suicidal yodels (Traumton, 2007)
Princess (Traumton, 2005)
Lovebites (Traumton, 2003) Disponibilité
Add comment 30 octobre 2009
Voyager dans le temps ?
Pour se retrouver à Byzance en un click rien n’est plus facile ! La collection de Christodoulos Halaris est à la disposition du public aux Discothèques municipales. Qui est-il ?
Un éminent musicologue qui a publié toute une série d’enregistrements dévolus à la musique byzantine séculaire. Enregistrements vraiment magnifiques, magiques qui nous permettent de voyager dans le temps. Bienvenue en Antiquité !
Catherine
HALARIS, Christodoulos. Sympotika : secular music of Byzantine banquets (Orata, 1990) Disponibilité
Add comment 25 septembre 2009
Sur les hauteurs

Cromozome par l’ensemble Trouveur Valdotèn. Cet enregistrement a le mérite d’emmener l’auditeur sur les hauteurs : les sentiers du Val d’Aoste, région singulière et francophone des Alpes italiennes. L’ensemble , fondé à la fin des années 70, allie créativité et authenticité. Il nous convie à un voyage à la fois intime et universel, proche et lointain. Un enregistrement qui regorge de vie et une musique qui fait naître des paysages dans les oreilles !
Catherine
TROUVEUR VALDOTEN. Cromozome (Felmay, 2008 ) Disponibilité
Add comment 24 juin 2009
Tirer-pousser
Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter “Réunions de chantier”, le CD du duo Pennec -Bertrand, tous deux accordéonistes diatoniques. CD qui a réussi à s’imposer, malgré des conditions d’écoute difficiles. Et oui, c’était un de ces jours où pas grand chose vous fait rigoler et où il vaut mieux qu’on ne vous colle pas de trop près dans le bus. J’avais donc une pile de nouveautés de musiques du monde devant moi et tout en copiant-collant des références, des trucs et des combines dans un fichier Excel, je me faisais une idée rapide et définitive des pauvres artistes qui me tombaient sous la main. Tout cela casque sur les oreilles, puisque nous sommes plusieurs à partager le même espace de travail. Avec une telle humeur, adieu ouverture d’esprit, étonnement et plaisir de la découverte. Bonjour a-priori, haussements d’yeux au ciel et ricanements.
Nos deux accordéonistes n’eurent pas fini le premier morceau (qui pourtant ne dure qu’une minute 32 secondes), que déjà j’esquissais un sourire. Au deuxième morceau “Polka Marguerite”, je battais savamment le rythme à l’aide de ma souris et lançais des petits sons d’accompagnement pour marquer le tempo et ma joie naissante. Spectacle toujours étonnant (ridicule ?) pour les collègues environnants.
Quoi qu’il en soit, c’était bon. J’avais retrouvé ma joie de vivre et ça c’est inestimable. Quand un CD me donne envie de courir, de prendre le train, de voir la mer, d’être amoureuse, de faire la roue et j’en passe, c’est gagné ! Et c’est pas si souvent.
Alain Pennec et Sébastien Bertrand jouent tous deux de l’accordéon diatonique. Pour ceux qui confondent avec l’accordéon chromatique, c’est le plus petit des deux, celui qui a moins de boutons. Celui sur lequel on ne peut jouer que quelques gammes confortablement (la dominante et les relatives) et lorsque l’on appuie sur une de ses touches, le son produit est différent si l’on tire ou si l’on pousse le soufflet.
Pennec et Bertrand viennent du nord-ouest de la France, entre Bretagne et Vendée, et leur répertoire aussi. Ca sent le fest-noz à gros bouillons et ça donne envie, même pour une pogoteuse invétérée. Mais ce n’est pas que sautillant. Il y a aussi de belles mélodies lentes qui vous tordent le coeur (Un jour, un jour). Les arrangements sont simples et élégants. L’enregistrement met l’instrument en valeur. On entend le souffle, les boutons, mais ce n’est pas pour autant rocailleux ; c’est plutôt précis, comme si on y était. Les basses sont joliment présentes et la ligne mélodique avance librement. Vous l’aurez compris, c’est un CD qui fait du bien. Et pour des réunions de chantier de ce genre, je troque volontiers mon copier-coller contre du tirer-pousser, fût-il maladroit…
Mireille
Duo Pennec Bertrand. Réunions de chantier (Cinq planètes, 2008) Disponibilité
Add comment 17 juin 2009
Je vous écris d’un pays lointain…
Ils nous “écrivent” d’un pays lointain ! Leur musique s’enracine dans le silence de la neige, dans celui des aurores boréales, dans la musique du vent, du gel et du dégel. Deux noms à retenir : Evgeny Masloboev et Anastasia Masloboeva, feu qui couve doucement, concentré au fond du sous-bois.
Se réjouir alors de ces polyrythmies inventives comme on s’enchante de la première nivéole qui perce la neige.
Catherine
MASLOBOEV, Evgeny. Russian folksongs in the key of rhythm (Leo Records, 2008) Disponibilité
Add comment 20 avril 2009
Qui pleure et qui rit !
Une sensibilité à fleur d’oreille pour ce magnifique enregistrement aux couleurs à la fois tendres, âpres, mélancoliques et joyeuses ! Ce disque est un paradoxe à lui tout seul ! Cela tient peut-être au choix des pièces liées à la culture, à l’histoire et à la sensibilité juive !
Sonia Wieder-Atherton a été, entre autre, élève de Rostropovitch dont elle a l’énergie communicative. Cette magnifique violoncelliste vous emporte loin, très loin entre sanglots et jubilation grâce à une palette sonore des plus riches.
Catherine
WIEDER-ATHERTON, Sonia. Chants juifs pour violoncelle et piano (RCA Victor, 1996) Disponibilité
Add comment 11 mars 2009
Héros grecs
Vamvakaris, bouzoukiste du début du 20ème siècle et prince du rébetiko dont la majorité des titres sont aujourd’hui des classiques en Grèce.
Dalaras, chanteur ô combien populaire, représente lui, une autre génération. Le rébetiko, qui avait quelque peu quitté le devant de la scène durant les années 1950 (fortement censuré et édulcoré par le régime en place), est revenu en force lors de la chute des colonels en 1973, grâce, entre autres, à Mikis Theodorakis. Dalaras, tout jeune alors, contribue à porter le genre et devient vite le chanteur fétiche des grecs. Beau, voix tendue, il permet à la jeune génération de redécouvrir le rébetiko.
Ce double CD rassemble une palette d’invités, dont les fils de Vamvakaris.
Un prolongement de l’été, un air de vacances en Grèce, rare pays européen (le seul ?) où l’on peut, durant le temps d’un séjour, n’entendre que la musique du pays.
Il est fortement recommandé de consulter le catalogue pour découvrir les CD de chacun des deux musiciens. Vous trouverez des enregistrements historiques de Markos Vamvakaris qui nous transportent directement dans les bars du Pirée du début du XXème siècle et des CD très variés de Yorgos Dalaras, dont une rencontre avec Goran Bregovic fort réjouissante…
Mireille
Add comment 16 décembre 2008