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Grand Corps Malade
Le mardi 13 mars prochain, dans le cadre du festival Voix de Fête, vous pourrez écouter Grand Corps Malade, au Palladium de Genève.
Cet artiste français, né, soulignons-le… d’une mère bibliothécaire, se lance dans la chanson un peu par hasard… suite à un accident qui brise sa carrière de sportif – vers 20 ans - et qui lui vaudra son nom de scène (ainsi que sa grande taille – 1m94).
Il écrit toutefois depuis l’âge de 15 ans mais n’avait jamais envisagé d’en faire son métier – le sport occupant toute son existence. Il découvre le slam en octobre 2003 durant une scène ouverte, à Paris.
Créé par un poète américain pour rendre la poésie moins ennuyeuse, le slam est régi par quelques règles – comme toute discipline qui se respecte – et qui sont les suivantes :
- Toute personne se trouvant dans un lieu où des gens font du slam, peut participer!!
- Le texte présenté doit être composé par la personne qui le déclame
- On peut déclamer des poèmes collectifs, en duo, trio, ou plus encore… ou alors choisir de réciter ses textes seul
- Aucun effet sonore ou visuel n’est autorisé… le texte doit être brut et seule “vedette”
- Les accessoires ne sont pas autorisés, sauf une feuille avec le texte dessus, si le slameur ne le connait pas par coeur
- La durée maximum du texte est de 3 minutes, et un seul texte par passage peut être déclamé
Séduit par le concept, Grand Corps Malade devient un “activiste des scènes slam” et remporte notamment des tournois, multiplie les festivals et les scènes.
C’est en 2006 que son premier album Midi 20, qui se vend à plus de 600’000 exemplaires et rencontre un succès phénoménal. Les suivants rencontreront le même entrain.
Accompagnés par une musique de fond, plutôt discrète, les textes de Grand Corps Malade sont souvent mélancoliques, tout en mélangeant le “langage de la rue” et le vocabulaire plus élaboré. Grand Corps Malade a notamment vu ses textes étudiés au bac français!
Il recevra notamment deux victoires de la musique pour ses albums étonnants et poétiques et est même nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Karine
Grands Corps Malade aux BM.
It’s bigger than hip hop
Pour le fan de musique, l’énormité de la production présente le risque évident de laisser passer entre les mailles de ses filets une perle, un groupe qui en vaut vraiment la peine. Lorsque le disque Lets get free de Dead Prez s’est retrouvé entre mes mains, il y a de cela une dizaine d’année, je ne me rendais pas compte de l’impact qu’il aurait, autant sur moi que dans le monde du rap. Ce groupe, qui fait partie de la frange consciente du rap, interpelle par la justesse de son propos et la qualité de son écriture.
Le duo (composé de deux rappeurs : Stic.Man et M1) surgit de Floride à la fin des années 90. Et leur entrée en scène se fera de manière fracassante en balançant un pavé dans la mare du rap de ce début de millénaire. Alors que le mouvement se complaît dans l’abyssale vacuité du bling-bling et que le contenu des textes se vide pour ne finalement laisser rimer plus que «Argent» et «Décadent», Dead Prez lancent leur single Hip-hop (sur l’album Lets get free sorti en 2000) qui se veut une attaque directe contre ce rap capitaliste, grand public et consensuel.
Suivant les pas de Public Enemy, NWA, 2Pac et du parti des Black Panthers, leurs textes évoquent entre autre la corruption des élites, le capitalisme et sa volonté de laisser les noirs en bas de l’échelle sociale, la criminalisation des franges les plus défavorisées de la société américaine, ainsi que les médias à la botte du gouvernement. Sur ce même album, on retrouve la chanson Animal Farm, directement inspirée du roman de Georges Orwell, ainsi que la chanson Be Healthy dans laquelle ils mettent en avant l’importance d’adopter un régime strictement végétarien.
Suite à ce premier album sort en 2004 RBG (Revolutionary but gangsta). La musique se veut plus soul, moins agressive, cependant les textes sont plus que jamais énervés et contestataires. Après des projets solo, plusieurs tournées mondiales et une apparition remarquée dans le film Block Party de Dave Chappelle, c’est lors de la récente élection de Barack Obama, alors que tous les rappeurs apportaient leur soutien au futur nouveau président américain, que DP en ont profité pour sortir Pulse of the People. Il s’agit en fait d’une mixtape (autrement dit un pré-album) dans laquelle les deux rappeurs osent venir à contre-pied de tous en clamant haut et fort que de toute manière «money is the President», peu importe la couleur de la peau de ce dernier, il ne pourra aucunement faire changer la politique ségrégationniste en place depuis la création des USA.
Ils ont annoncés pour 2010 la sortie de leur troisième album officiel, Information Age qui promet, une fois encore, de balancer un grand coup de pied dans la fourmilière de ce monde qui roupille, et Dieu que cela fait du bien.
Xavier

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Quand la rue parle…
Lorsque l’on parle de rap américain, les premiers noms qui viennent à l’esprit sont Eminem, 50 Cent, The Game, Lil’ Wayne ou encore Snoop Dogg. Le point commun entre tous ces artistes tient en trois lettres : Dre. En effet, André Romelle Young, alias Dr. Dre, est considéré comme le meilleur producteur de rap de tous les temps. Originaire de Compton, au sud de Los Angeles, dans un quartier rongé par la misère et les gangs, le jeune André est bercé très tôt par la musique qui envahit à longueur de journée les rues du ghetto. Cette influence sera décisive. Après s’être procuré des platines, le jeune Dre produit ses propres sons. Il rencontre alors le rappeur Eazy-E avec qui il forme le groupe NWA. Avec son album mythique Straight Outta Compton (sorti en 1987), le groupe popularisera le maintenant très médiatisé gangsta rap. Dre y fait ses armes en qualité de producteur et forge ce qui deviendra le G-funk (son typique de la Californie qui se distingue par le sampling de classiques du funk, mélangé à des beats rap), qui explosera dans les années 90, popularisé par des artistes tels que 2Pac ou encore Snoop Dogg. (Lire la suite…)
Fondé en 1998, Gorillaz est un groupe anglais dont les deux principaux créateurs ne sont autres que Damon Albarn (ancien chanteur du groupe Blur) et Jamie Hewlett (dessinateur du comics Tank Girl).
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