Posts tagged ‘Electro’
The Driven et autres perles…
Amis du bruit bonjour !
J’ai une petite perle à partager avec vous. Ceux qui connaissent s’en réjouiront parce que ça leur rappellera de beaux souvenirs. Les autres, hé ben vous allez découvrir un morceau qui fait tomber les z’oreilles et qui mérite de figurer au Panthéon du rock tellement ça casse la baraque. Bon, on ne va pas vous faire mariner plus longtemps, c’est de The Driven dont il s’agit et le tube c’est Jesus loves you more if you can drive. Ecoutez plutôt !
Maintenant c’est-y pas tout ! Où trouver ce fabuleux morceau vous z’allez me demander ? Aux discos naturellement, et sur une petite compil’ Repérages Couleur 3 vraiment bien fournie tellement qu’elle est remplie de bons morceaux. Bon, ça date de ’98 et ce n’est pas tout jeune je vous l’accorde, mais comme on dit à Bourrignon dans le Jura : “C’est dans les vieilles marmites qu’on trouve les meilleures soupes”.
Et parmi les ingrédients du potage, il y a par exemple Popular de Nada Surf, Ask the mountains de Vangelis et Stina Nordenstam, You’re not alone de Olive, Spacemen de Babylon Zoo et I am the black gold of the Sun de Nuyorican Soul. Incroyable non ? Et tout ça pour la modique et symbolique somme de 2,50 si vous z’avez pas l’abonnement audiovisuel, et gratuit pour les z’enfants !
Décidément, ça vaut vraiment la peine d’aller racler dans les bacs des discos. Venez-y tous avant que le grand Dématérializator n’ait tout virtualisé sur des sites payants en ligne, il sera trop tard après…
Et pour le plaisir, je ne peux pas m’empêcher de balancer ce petit Nada Surf de derrière les fagots qu’on aime bien aussi !
Christian
Anthologie. Repérages Couleur3 Volume 11 (Jaboo, 1998) Disponibilité
23 novembre 2011 at 7:59 Christian L. Laisser un commentaire
Plaid – Zamami
Aujourd’hui, c’est de “the coup de coeur” dont j’ai envie de vous parler. Vous savez ? Ce genre de perle rare dont on a toujours rêvé. Ce morceau qu’on trouve évident dès la première écoute, comme s’il avait été composé sur mesure pour vous. Le truc qui répond à une attente inconsciente et qui fait vibrer quelque chose de très profondément enfoui en vous, à la limite de l’expérience mystique.
Ce morceau, je l’ai trouvé. C’est un petit truc plutôt confidentiel qui n’a ravi que quelques férus d’électro au début des années 2000 :
Zamami de Plaid

Plaid, c’est une formation d’électro britannique composée d’Andy Turner et d’Ed Handley. La célèbre encyclopédie participative en ligne vous résumera tout ça et bien plus dans ce petit article ici.
Zamami est sorti en 2001 sur le quatrième album du groupe intitulé Double figure. Disons-le franchement, je trouve que c’est le seul morceau potable de la galette, mais quel morceau ! Une petite plage de bonheur qui dure 4:06, juste le temps de sourire et de rêver.
Zamami est un morceau qui se construit et se structure petit à petit. Le rythme est syncopé et se situe quelque part entre le trip-hop et un 45 tour de drum’n'bass qu’on aurait ralenti. Le synthé s’introduit tout en douceur et avec délicatesse. Il va et il vient comme le ressac de la mer et nous transporte dans une sorte de transe rassurante et paisible. Mais c’est en son milieu que Zamami développe ses arômes et prend tout son corps. Comme le vin, il fallait lui laisser le temps de s’oxygéner pour s’allumer. Un carillon magique résonne soudain et nous transporte au-dessus des nuages. L’horizon s’ouvre, les images déferlent et l’on s’envole pour un merveilleux voyage astral.
Zamami est une belle réponse à ceux qui pensent que la musique électronique n’a pas d’âme. Ecoutez-donc, fermez les yeux et laisser vous aller…
Christian
PLAID. Double figure (Warp, 2001) Disponibilité
Le site Internet de Plaid.
Pan Sonic – Aaltopiiri
La légende dit qu’auparavant Pan Sonic s’appelait Panasonic. Compte tenu du registre tortueux et inquiétant dans lequel officie cette obscure formation expérimentale, la grande firme éponyme japonaise a préféré intenter un procès au duo finlandais afin qu’il n’y ait pas de confusion possible. Pensez donc, voilà qui aurait pu ternir l’image de la marque !
D’autant plus qu’on ne comprend pas trop où aurait pu résider le préjudice. Moi je pense qu’ils ont cru qu’on se moquait d’eux en vendant sous cette appellation des bruits rappelant ceux des caméscopes et autres gadgets défectueux qui leur étaient retournés au service après-vente. Bref, ils n’ont pas aimé l’humour finlandais…

Oui, car de l’humour il en faut pour écouter Pan Sonic. Surtout par un dimanche après-midi pluvieux du mois de novembre. Pan Sonic, c’est le grondement lointain du métro qui arrive, le ronronnement sournois de la ventilation d’un bunker, le compteur Geiger qui s’affole aux abords de Tchernobyl. Une ambiance industrielle qui rappellera aux ouvriers des chantiers navals de Gdansk leurs plus belles années. Une ambiance à partager aussi en famille ou entre collègues au bureau, idéal pour faire la fête. Pouët !
Maintenant, amusons-nous ! Allons voir si vos collègues de bureau sont réceptifs à l’humour finlandais. Vous travaillez dans une grande banque de la place ou dans cette fameuse étude d’avocats en vieille ville ? C’est parfait ! Branchez vos haut-parleurs, réglez bien les basses, montez le son et cliquez sur la vidéo ci-dessous.
Observez bien la réaction de vos collègues et notez :
A. Vos collègues ne réagissent pas. Ils doivent sans doute penser qu’il y a encore des travaux dans le transformateur électrique au bas de l’immeuble.
B. Votre assistante continue à faire semblant et compose discrètement le numéro des urgences psychiatriques.
C. Tout le monde se lève et se met à danser dans le bureau. Votre patron sort le champagne et vous offre un cigare, sa secrétaire fait un strip-tease sur la table, c’est la fête !
Si vous avez coché la réponse « A », c’est normal. Pan Sonic, c’est une tentative d’organisation du bruit, une ambiance électro-mécanique où règne la surtension, une ode à l’industrie métallurgique du bassin de la Ruhr.
Si vous avez coché la réponse « B », c’est normal aussi. Mais bon sang vous êtes fou ? Qu’est-ce qui vous a pris de diffuser du Pan Sonic pendant les heures de bureau ? Vous voulez vraiment vous faire virer ?
Si vous avez coché la réponse « C », ça n’est pas normal du tout, il y a un truc qui cloche dans votre travail. Ne changez pas de job pour autant ! Car du champagne, du cigare et du strip-tease, c’est quand même cool non ?
Christian
PAN SONIC. Aaltopiiri (Blast First, 2001). Disponibilité
Pan Sonic dans les collections des BM.
Pan Sonic sur le Web.
Groove Armada – Another Late Night
Etre compilateur est un art qui ne s’improvise pas. J’en veux pour preuve le nombre incalculable de sombres daubes indigestes qu’on trouve en supermarché et qui portent des titres alléchants tels que « Ibiza Summer Hits », « Bouddha Lounge Volume 5 » ou encore «Electro Chill Out ». Quand en plus il y a une bimbo en deux pièces dont les attributs sont au bord de l’explosion sur la pochette, moi je dis méfiance…
En général dans ce genre de produit dont on peine à lire la composition et la provenance, on trouve de l’électro-ambient E220, du trip-hop E410, de la house sans conservateur, parfois même des traces de benzène. Aucun adjuvant ni exhausteur de goût n’arrivera à nous faire avaler le truc, et pourtant ça se vend ! C’est sûr que d’écouter ça dans les embouteillages au volant de sa Fiot Pipo avec des jantes en alu, on a l’impression que ça le fait… mais non.
Non. Etre compilateur demande une certaine dose de talent, une culture musicale supérieure à la moyenne du Q.I. d’une colonie de moules zébrées, et un sens esthétique qui évite par exemple que l’indémodable Tirelipimpon du regretté Carlos côtoie un remix de Trentemoller ou de Thievery Corporation.
Dans son genre, Gilles Peterson a placé la barre suffisamment haut pour que Sergueï Bubka ne puisse pas le détrôner. On se rappelle aussi l’excellente série des Science Fiction Jazz compilée par le DJ zürichois Minus 8, ou encore les Hôtels de la chaîne Costes, propriété du baron Stéphane Pompougnac.
Bref, tout ça pour vous introduire Another Late Night de Groove Armada. Cette compilation mixée par le duo britannique originaire de Cambridge est un bel exercice de dosage, de subtilité et d’équilibre.
Je ne vais pas vous dévoiler tout le morceau, de manière à ce qu’il vous reste quand même quelque chose à croquer. Pour vous mettre l’eau à la bouche, je citerai une hallucinante combinaison qui mélange l’incroyable The Memory de Roy Ayers à Ya Playin’ Yaself de Jeru the Damaja. Un peu plus loin, Raise the Dead de Kimbu Kimra est un délice de house aux boucles hypnotiques. Encore un peu plus loin, Aretha Franklin nous rend le sourire avec son joyeux Day Dreaming.
Tout cela vous interpelle ? Alors courez vite nous rendre visite. Et si par hasard Another Late Night de Groove Armada venait à être indisponible dans nos rayons, nos sympathiques discothécaires vous orienteront vers d’autres merveilles immanquables.
Christian
GROOVE ARMADA. Another late night (Azuli, 2002) Disponibilité
Groove Armada aux BM.
Groove Armada sur le web.
Gilles Peterson aux BM.
Stéphane Pompougnac aux BM.
Röyksopp – The Understanding
Vous l’avez bien compris à la bibliothèque de Saint-Jean nous aimons tout ce qui est musique électronique et qui vient du nord (n’est-ce pas Christian?). Voici donc Röyksopp, groupe norvégien composé de Svein Berge et Torbjorn Brundtland.
Ces deux musiciens aux noms un peu imprononçables n’hésitent pas à collaborer avec d’autres artistes comme par exemple Erlend Oye des Kings of Convenience.
De plus, la musique de Röyksopp n’hésite pas à faire la part belle aux chanteuses suédoises telles que Ferver Ray, Robyn ou Lykke Li. En 2010 ils sortent leur quatrième album Senior plus sombre que les précédents.
Dans l’album The Understanding Röyksopp enregistre “What else is there” avec Fever Ray (voir les archives de septembre 2010). Pour certains d’entres vous, ce titre plus que génial vous rappellera sûrement des souvenirs… Laissez-vous donc tenter par ces mélodies, ces voix cristallines et ces ambiances particulières, enjoy !
Doris
RÖYKSOPP. The Understanding (Emi, 2005) Disponibilité
Fever Ray
Mes collègues commencent à s’inquiéter. A chaque fois que j’écris un truc sur un groupe sympa, ça vient d’Islande, de Finlande ou de Pluton. Il faut absolument que je trouve autre chose… Tiens, un truc qui vient de Suède par exemple !
Avez-vous déjà entendu parler de Karin Andersson ? Mais si ! Cette jolie blonde qui se cache derrière Fever Ray… Bon les gars, arrêtez tout de suite de fantasmer. D’abord j’ai pas dit Pamela et ensuite on parle de musique. Et puis soyons francs, le côté bimbo c’est pas trop son truc à la Karin. La miss penche plutôt du côté de l’étrange, du tribal et de mystérieuses obédiences peu fréquentables.
D’ailleurs, son trip elle le vit à fond et il faut suivre : déguisements inquiétants qui ressemblent aux Tschäggättä du Lötschental, maquillages ethniques ou masques bizarres. Une scénographie radicale, morbide, très angoissante, à la limite de la bacchanale. Un petit coup d’oeil sur ses quelques vidéos disponibles devrait mettre mal à l’aise les âmes les plus sensibles. Passez votre chemin les enfants…
Musicalement c’est également déconcertant et difficilement qualifiable. Un syncrétisme savamment dosé qui mêle électro, chamanisme, chants incantatoires, percussions africaines, relents gothiques, médiévaux et occultes.
Son album éponyme Fever Ray est tout simplement surprenant. Sans doute l’une des meilleures et des plus inventives productions de cette fin de décennie. Passée la première écoute qui peut sembler inconfortable, on plonge dans un univers fascinant, hypnotique, aux richesses et aux dimensions multiples. D’aucuns le qualifient de véritable expérience, c’est dire s’il faut essayer.
Quoiqu’on en pense, on n’en sort pas indifférent. Pour moi, cet album est tout simplement génial et désormais incontournable. Décidément, il se passe vraiment des choses intéressantes dans le grand nord et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
Christian
Fever Ray. Fever Ray (V2 Rabid, 2009) Disponibilité
Le site ouèbe de la miss…
Minilogue – Animals
Il y a quelques temps, j’ai essayé de brancher les plus hardis d’entre-vous sur Trentemøller (Vous savez ? Ce fromage finlandais au lait de rennes…). Apparemment, les statistiques de fréquentation de ce blog n’ayant pas baissé, je peux revenir à la charge avec un autre truc qui vient de Pluton : Minilogue.
Minilogue, ce sont Sebastian Mullaert et Marcus Henriksson, deux mutants suédois qui évoluent dans la planète techno depuis une dizaine d’années et qui officient aujourd’hui dans le registre de la minimal.

Et c’est quoi la « minimal » me demanderez-vous ? Et bien disons que si nous étions dans le registre du commerce, ce serait une technique marketing consistant à vendre du vide au même prix que le plein. Une intelligente mise en pratique de la célèbre phrase d’Antoine de Saint-Exupéry qui dit :
« La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. »
Dans les paquets de biscuits par exemple, on a atteint la perfection. On a retiré la moitié des biscuits et mis beaucoup d’air dedans. C’est ça la perfection. On connaît bien ses classiques dans le marketing.
Dans le domaine de la techno minimale on est un peu plus malins. On fait pareil mais à l’envers. On laisse les biscuits et on enlève l’emballage. Minilogue, c’est donc juste ce qu’il faut de basses, de rythme et de petits bruits étranges pour que ce soit de la musique sympa avec le superflu en moins. Quelque chose de lancinant, d’hypnotique, de minimaliste et qui passe comme le temps et les bruits de la vie, en arrière fond.
Aux Poum-Tchac de la boîte à rythme s’additionnent des Blip et des Blop, des Click, des Kling, des Voum, parfois un Klang. Bref, le truc idéal pour se débarrasser de la belle-mère qui se tape l’incruste chez vous tous les dimanches à midi. Un petit coup de Minilogue avant le cake et hop ! Y’a plus qu’à appeler le taxi…
Quelle bande d’enfants gâtés vous z’êtes ! Nous possédons même du Catalogue dans le Minilogue des BM… euh, enfin vous m’avez compris… Je veux parler de ce disque à la couverture amusante et un brin étrange : Animals. Courez vite nous voir pour le choper dans nos bacs !
Christian

MINILOGUE. Animals (Cocoon, 2009) Disponibilité
Minilogue dans les collections des BM.
Le site Internet de Minilogue.

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