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Virginie Teychené – I feel so good
I feel so good, c’est le nom du dernier album de Virginie Teychené… et c’est la sensation que cette artiste m’a laissée après l’écoute de ses 14 chansons qui, sans hésitation, respirent la bonne humeur.
Avec des titres qu’elle réinterprète ou interprète délicieusement, comme I feel so good, Up jumped Spring, Beautiful Friendship, ou encore C’est le printemps… cette talentueuse chanteuse de jazz, avec sa voix grave et profonde, nous fait vibrer de plaisir… en nous faisant découvrir ses diverses influences…
Je ne m’éterniserai pas sur le sujet ni ne résumerai sa vie en long et en large, c’est une toute jeune chanteuse… Et on en apprendra plus en se rendant sur son site personnel.
Mais je recommande à tous les curieux d’aller l’écouter! Un vrai moment de bonheur!
On peut bien évidemment la découvrir aux Bibliothèques et Discothèques Municipales, en cliquant ici!
Karine
Quand jazz rimait avec libération

Un dialogue entre Dieter Nanz, Jacques Demierre et le public
Rien qu’à poser le titre, nous nous trouvons devant des abîmes entremêlés : ceux provoqués par la définition de chacun des termes, puis ceux qui apparaissent de leur confrontation. Quand on parle d’improvisation libre, s’agit-il d’un pléonasme, d’un paradoxe, d’une argutie ou de quelque autre figure de style ? Que signifie improviser ? Qu’est-ce que la liberté en musique ? Peut-on improviser sans liberté ? La liberté est-elle possible sans limites ? Quelle est l’apport du bagage culturel de l’artiste dans l’instant sonore qui se crée ?
Bien sûr, Dieter Nanz et Jacques Demierre étaient là pour mettre les idées en mots, et ils l’ont fait avec intelligence et sensibilité. Mais parfois le sujet se dérobe aux définitions ; alors il reste le souffle du flûtiste dans son shakuhashi, le geste du pianiste dans son instrument aux sonorités détournées de leur mécanique première. A nous, il nous reste à observer l’attitude des musiciens devant le bruissement du silence, devant la page blanche qui n’est jamais blanche, puisque la texture même du papier est déjà une indication, une stimulation, une proposition.
Alors, progressivement, apparaît le portrait du musicien fait d’écoute, de respect, d’humilité même, mais aussi de confiance, de besoin impérieux de dire, d’être porte-parole, de remplir l’espace, de rassembler ce qui est épars, de disperser ce qui est congloméré, de briser les silences d’anges qui passent, de donner forme aux rencontres, de façonner l’éphémère.
Dans cette belle soirée de Salon musical, la multiplicité des questions a provoqué les questionnements, chacun induisant l’autre, générant le suivant. Creuser ensemble l’approfondissement du mystère de la création musicale, par rebonds successifs sur les facettes du mystère en forme de bris de miroirs. La dernière question est celle qui a reflété le trajet parcouru : Et la Beauté dans tout ça ? Question esquivée par les conférenciers, mais pouvait-il en être autrement ? Peut-être réussirons-nous à l’aborder un jour au Salon musical ? Qui sait. Ce serait passionnant. Mais même si on n’y arrive pas, peu importe : le voyage aura été si beau jusqu’à son émergence !
Paul Kristof
Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
- dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
- dans le catalogue en ligne sur le site des BM.
Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux,
le mercredi 1er février 2012 à 20 h.
Carte blanche à Nicolas Bolens, compositeur
Joshua Redman : du Blue Note au Victoria Hall
Visiter New York, c’était un rêve. Assister à un concert de jazz au Blue Note en était un autre. Découvrir ensuite en réservant sur Internet que Joshua Redman, un des plus grands saxophonistes contemporains, s’y produit la semaine où j’y suis. Alors là, il n’y a plus de mots, plus que des notes bleues que je vous propose de prolonger en écoutant avec moi son dernier disque.
Compass, c’est le titre de cet album étonnant. Joshua Redman n’a pas fait dans la simplicité, il a pris le risque de se passer de piano : Larry Grenadier et Reuben Rogers sont les contrebassistes, Brian Blade et Gregory Hutchinson, les batteurs. L’ensemble des musiciens est cohérent, l’un s’efface pour laisser l’autre prendre la scène. Parfois tous sont présents, sans pour autant tomber dans la cacophonie ; au contraire, tout est douceur, plénitude comme dans le morceau final Trough the valley.
On a parfois reproché à Joshua Redman de “miauler” dans les aigus, ce qui n’est de loin pas le cas ici. Point de cri d’animal, le son du saxophone est magnifique, alternant la langueur d’une ballade dans Moonlight au plus percutant Un peu fou (mes deux morceaux préférés). Ses compositions sont très abouties : diversité de rythmes, de sons, d’associations d’instruments. De la recherche, de l’invention, certes il y en a dans cet album mais sans jamais mettre en péril la musicalité.
A presque 40 ans, le saxophoniste américain est à maturité et il a su s’entourer de quatre grands musiciens qui eux aussi ont leur part de responsabilité dans la qualité de ce disque, certainement son meilleur.
Et comme les bonnes nouvelles ne voyagent jamais seules, je vous annonce que Joshua Redman (et Brad Mehldau au piano) seront au Victoria Hall de Genève le dimanche 13 novembre 2011 à 19h. Ce n’est pas la petite salle du Blue Note, mais j’ai confiance en ce JR-là pour nous emporter tous très, très loin.
Roane
REDMAN, Joshua. Compass (Nonesuch, 2009) Disponibilité
En avant-goût de leur concert à Genève, Joshua Redman et Brad Mehldau
Du swing dans les oreilles !

Pour les 6-10 ans.
Peut-être avais-tu déjà jeté une oreille dans la collection « Découverte des musiciens » de Gallimard. Elle avait donné à voir et à écouter quelques livres-CD sur la vie et les œuvres de grands compositeurs classiques. La série s’élargit et s’ouvre à d’autres genres de musiques.
Elle accueille deux jazzmen légendaires :
Louis Armstrong et Django Reinhardt,
le Noir de la Nouvelle-Orléans
et le Blanc Tsigane.
La trompette et la guitare.
Ouvre tes oreilles et glisse-toi dans le swing qui se dégage de cette musique, marque le rythme en claquant des doigts ou laisse entrer la mélancolie du blues en écoutant la voix rauque et prenante de Louis Armstrong chantant Nobody knows.
Avec Django, succombe au charme du jazz manouche (tsigane) que tu peux également retrouver chez Stéphane Grappelli et plus récemment chez un plus jeune musicien : Thomas Dutronc.
Swing : balancement rythmique caractéristique de la musique jazz des
années 1940
Blues : complainte du folklore noir américain dont le style a fortement
influencé le jazz. Né à la fin du XIXe siècle, les thèmes en sont souvent
l’amour, la révolte, la souffrance et la mélodie dégage un sentiment de
mélancolie.
Isabelle
OLLIVIER, Stéphane. Louis Armstrong (Gallimard Jeunesse Musique, 2009) Disponibilité
Regardez :
Retrouvez dans nos collections :
Django Reinhardt
Mister Django et madame Swing
Louis Armstrong
Bama et le blues
La fabuleuse histoire de la musique américaine
et aussi Thomas Dutronc.
Une version stupéfiante de A Love Supreme
En 1964, John Coltrane enregistrait son chef-d’oeuvre A Love Supreme qui constituait une forme d’aboutissement de sa démarche musicale et mystique. En transcrivant in extenso (thèmes et improvisations) certaines pièces de ce disque pour quatuor à cordes, le Turtle Island Quartet magnifie l’universalité de la musique du grand jazzman. On trouvera aussi d’autres thèmes célèbres, tels les sublimes ‘Round midnight, My favorite things ou le poignant Naïma. Une interprétation aussi sensible que virtuose par ce quatuor passionnément transversal et (néanmoins) étasunien.
Paul Kristof
Turtle Island Quartet. A Love Supreme : the legacy of John Coltrane (Telarc, 2007) Disponibilité
15 décembre 2009 at 1:11 Paul Kristof Laisser un commentaire
Le grand “Little Jimmy”
Jimmy Scott, surnommé “Little Jimmy Scott” est un chanteur de jazz américain né en 1925. Il a une vie particulière, un parcours entre hauts et bas. Il est confronté à de terribles épreuves avant d’être tardivement reconnu. Il vit une enfance douloureuse entre un père absent et une mère qui décède quand il est petit.
A onze ans, il est atteint par le syndrome de Kallmann qui se caractérise par l’arrêt de la croissance et de la puberté. Sa voix ne mue pas, il conserve sa voix d’enfant et ses 1m50.
A vingt ans, il part pour New-York et entame une carrière de chanteur professionnel. Il intègre l’orchestre de Lionel Hampton, aux côtés de Quincy Jones avec qui il enregistre un disque. Sa voix androgyne est rapidement repérée et attire le public. On le compare à Billie Holiday.
En 1955, il enregistre deux albums chez Savoy Records dont un avec Ray Charles. Par la suite, le propriétaire de la maison de disques se révèle être malhonnête et l’empêche d’enregistrer pour d’autres labels. Dorénavant, sa carrière est injustement bloquée.
En 1962, il sort tout de même l’album Falling in love is wonderful avec Ray Charles, sur son label Tangerine Records. Malheureusement, à cause de Savoy Records, le disque est rapidement retiré des bacs. “Little Jimmy Scott” sombre dans l’oubli. (Lire la suite…)
Jazz made in Italy
Mario Biondi est blanc et italien, mais sa voix est comparable à celle des crooners noirs-américains les plus talentueux. Sa voix profonde, grave et veloutée nous entre dans les veines dès la première écoute. Une voix “barrywhitienne” à vous donner de voluptueux frissons, une voix à vous faire aimer le jazz… et tout le reste ! Cette voix peut rendre toute musique sublime et sensuelle, elle vous donne envie de l’écouter à l’infini. Si chaude et élégante, elle fait du bien à l’âme. Tout simplement. (Lire la suite…)
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