Mouvment – Solange la Frange

solange_frangeEn Suisse, on a la chance d’avoir quelques bons groupes! Un que j’apprécie tout particulièrement, est le groupe veveysan Solange la Frange!

Créé en 2002, le trio est formé de Tristan Basso, Julie Hugo et Luca Manco (de gauche à droite sur la photo) et a percé grâce à son précédent album au même nom qu’eux – comprenant notamment la fameuse chanson Grind.

Dernièrement, ils viennent de sortir un nouvel album et font un peu l’actu – puisque la chanteuse du groupe, Julie Hugo, a composé un titre « Dancing in Nowhere » (avec duo électro Make The Girl Dance)  qui se retrouve sur la bande son du film « Lucy » de Luc Besson – et sur lequel la belle Scarlett danse (pour la voir, il faudra aller voir le film… la vidéo ci-dessous, n’est que le clip officiel)!

On dit d’ailleurs de leur dernier album, qu’il est « moite comme une chaude nuit d’été ».

Ceux qui le disent ne pensent certainement pas aux nuits d’étés qu’on connaît actuellement – mais effectivement, l’album Mouvment me rappelle certaines nuits d’été festives, un peu folles et qui ne se terminent jamais! Plus abouti que le précédent (à mon sens), les rythmes sont variés et naviguent de l’électro, au bon vieux rock, en y mêlant quelques rythmes qu’on pourrait dire ethniques.

Bref, la voix de Julie et les riffs de basses de Luca me donnent envie de danser dehors, de me rouler dans l’herbe et d’attendre l’aube avant de rentrer chez moi !

Karine

SOLANGE LA FRANGE. Solange la Frange (Two Gentlemen, 2010)    Disponibilité

SOLANGE LA FRANGE. Mouvment (Two Gentlemen, 2014)    Disponibilité

29 août 2014 at 7:53 Laisser un commentaire

Le Requiem de Bruneau. Alfred Bruneau. Vous en connaissez d’autres ?!

Requiem de BruneauEntre effroi devant la mort et promesse du repos éternel, le Requiem est un genre musical des plus fréquentés de la musique, puisqu’on ne compte pas moins de 5000 Requiem dans l’histoire de la musique.

Ici, Alfred Bruneau, élève de Massenet et de Franck, admirateur de Wagner et de Fauré, de Berlioz et de Stravinsky, s’essaie vers 1896 au genre, dans un mode très lyrique. Comme dans celui de Verdi, on y sent plus l’odeur des velours du Palais Garnier que l’encens de Notre-Dame.

Une œuvre de belle écriture, un compositeur à découvrir, injustement resté dans l’ombre de ses illustre contemporains et devanciers.

Paul Kristof

BRUNEAU, Alfred. Requiem (Kastafior, 2013)    Disponibilité

25 août 2014 at 7:42 Laisser un commentaire

Les numéros 5

Le chef d’orchestre est habité, les jeunes musiciens sont concentrés, la musique est le mariage de la 5ème symphonie de Beethoven et de … Mambo No5 de Perez Prado. Le mélange est audacieux et détonnant, ou quand la musique classique rencontre le mambo cubain.

Les puristes des deux bords hurleront, les autres savoureront ce petit moment de bonheur. La musique, c’est cela : tout est possible. Et c’est beau.

Katia

 

Si vous voulez écouter les originaux, les mélanger, les mixer, les digérer :

BEETHOVEN, Ludwig van. Symphonies no 5 op 67 do mineur.  Disponibilité

PEREZ PRADO, Damaso. Mambo Nr. 5, the very best of Perez Prado (Zyx, 2011)  Disponibilité

 

14 août 2014 at 7:59 Laisser un commentaire

Projetés « in Paradiso » sans sommation !

Les mots me manquent… Une voix presque pas opératique, presque blanche mais d’une expressivité charnelle, profonde, directe, frémissante, simple et complexe à la fois… Au service de mélodies d’amour du 17ème siècle, accompagnées du seul théorbe de Jesus Fernandez Baena. Des chants dont l’intensité du message balaie simplement les notions de sacré et de profane, notions qui deviennent soudain secondaires. Quand on entend une telle passionnée sensuelle et ébouriffée que Raquel Andueza, quelle importance que son imploration s’adresse à un être aimé de chair ou d’esprit, qu’il s’agisse d’un chant d’allégresse ou de douleur : de toute façon nous, auditeurs éberlués, sommes projetés « in paradiso » sans sommation !

Paul Kristof

ANDUEZA, Raquel. In paradiso (Anima e Corpo, 2012)  Disponibilité

8 août 2014 at 10:52 2 commentaires

Bis !

hilary-hahn-in-27-pieces[1]

Le bis est ce moment particulier dans un concert et dans la vie d’un musicien comme dans celle du public, où le temps s’arrête en un instant de grâce, hors des contraintes et du contrat. C’est le cadeau offert par l’artiste à la fin de son récital ou de son concerto, au moment précis où il n’a plus rien à prouver, libéré soudainement de la tension de l’effort et de la concentration extrême. Pas encore calmé des effets de l’adrénaline, mais déjà sous l’effet de l’euphorie de l’après-concert. C’est une traîne de bonheur, prolongeant de quelques minutes un état de communion avec le public.

Du point de vue du public, le bis est cette supplication – « Encore ! » – faite à l’artiste de ne pas clore le moment de grâce, de ne pas quitter la scène sans un petit prolongement de bonheur. Le bis est comparable en gastronomie au dessert : plus personne autour de la table n’a faim ; c’est le moment d’étonner une dernière fois les papilles gustatives par la douceur d’un dessert coloré et crémeux.

Hilary Hahn lança il y a quelques années une invitation à 26 compositeurs d’aujourd’hui à lui composer un bis pour violon et piano en un seul mouvement et ne devant pas excéder 5 minutes. 26 pièces comme autant de parenthèses de bonheur de la part de compositeurs des quatre coins du monde, qui ont tous répondu présent à cette étrange et enthousiasmante sollicitation. On y entend certes les réminiscences des grands bis du passé comme ceux de Fritz Kreisler par exemple, mais aussi cette liberté de plume de ceux qui n’ont – comme l’interprète à la fin du concert – plus rien à démontrer, car tout est accompli. Des compositeurs dans leur temps, mais qui ne doivent plus rien à la doxa forcément tyrannique de leur époque, de l’Ecole dont ils proviennent car, n’est-ce pas ?, il ne s’agit que d’un bis en marge de l’œuvre du compositeur, une mignardise !

Et le 27ème ? qui est le compositeur du 27ème bis, puisqu’au final il y en 27 ? Comme un bouquet final au bouquet final, Hilary Hahn eut l’idée de lancer un appel public pour conclure en apothéose la collection et elle reçut pas moins de 400 partitions ! Il ne lui restait plus qu’à choisir ! Mais qui est-il, ce compositeur anonyme qui allait sortir brusquement de l’anonymat ? Hilary Hahn ne le précise pas ! Comme aucun de ces compositeurs n’est une célébrité internationale, le doute est permis. Finalement, elle nous laisse le soin et le plaisir de choisir notre 27ème, celui dont l’œuvre sera un couronnement de notre écoute.

Pour moi, je crois bien que le 27ème est bien le 27ème et dernier de l’album, ce « Mercy » de Max Richter, compositeur actif dans les musiques de films ; une méditation d’une infinie douceur, une séparation d’avec la musique sur la pointe des pieds, un chuchotement.

Concernant cet album, je ne veux pas étaler les superlatifs : tout, absolument tout y relève du cadeau : de l’idée de départ du génial concept, en passant par toutes les phases de sa réalisation, jusqu’à notre écoute émerveillée du produit fini. Et s’agissant d’Hilary Hahn il n’y a pas grand-chose à ajouter non plus, si ce n’est qu’elle est à considérer définitivement comme un des grands Mystères du génie, de la grâce, de la générosité et de l’accomplissement artistique, réunis en une seule personne. Toutes caractéristiques qu’elle porte avec une apparente fragilité, mais avec le naturel, l’aisance et la simplicité d’un colosse.

Paul Kristof

HAHN, Hilary. In 27 pieces : the Hilary Hahn encores / Hilary Hahn, vl ; Cory Smythe, p. (Deutsche Grammophon, 2013)   Disponibilité

 

29 juillet 2014 at 7:59 Laisser un commentaire

Une musique d’une infinie beauté sortie d’un verre à pied

Yuja wang de faceYuja Wang semble l’incarnation vivante du roman d’Etienne Barilier paru en 2011 : « Piano chinois », au point que je ne serais pas surpris que l’essayiste se soit inspiré d’elle pour créer son personnage. Dans ce roman amusant, deux critiques musicaux se règlent leur compte à travers les médias, en s’écharpant sur le cas d’une jeune pianiste chinoise. piano chinois

Celle-ci est évidemment jeune, belle, avec une technique superlative. De plus elle joue avec un sourire permanent qui semble dire au monde à quel point elle ne connaît pas la difficulté technique. Evidemment de quoi irriter l’un des critiques musicaux qui souligne la prétendue platitude mécanique du jeu des asiatiques, et l’argument toujours douteux mais ô combien efficace de la jeunesse et de la beauté pour faire vendre la marchandise. Evidemment de quoi faire se pâmer d’admiration l’autre critique qui parle de poésie et d’élégance du toucher au-delà de la virtuosité naturelle de l’artiste.

Le ton devenant de plus en plus virulent dans leurs blogs respectifs, les critiques ne s’épargnent rapidement plus bassesses, turpitudes et mesquineries en passant à leur courriel personnel.

 S’agissant de Yuja Wang, tout comme le fougueux chef Gustavo Dudamel, je me range sans hésiter derrière la bannière de l’admiration du plus âgé des deux critiques. Cet album contient les deux concertos de Prokofiev (no 2) et Rachmaninov (no 3) bâtis tout en force et en puissance. De les interpréter requiert déjà des qualités peu courantes. Mais de les jouer à la suite lors du même concert relève du pur exploit sportif ! C’est ce que fit Yuja Wang à Caracas, lors de l’enregistrement de l’album.

Mais je n’ai jamais été attiré par la performance sportive : ce n’est donc pas pour cette raison que j’ai une profonde admiration pour cette artiste. Un soir à table, un ami a posé son téléphone portable dans son verre à pied vide. On entendit sortir du verre des notes de piano d’une infinie délicatesse. C’était une sonate de Domenico Scarlatti interprétée par une jeune pianiste chinoise que je ne connaissais pas alors : Yuja Wang. Le legato de son jeu et la retenue du tempo laissait transparaître deux impressions contradictoires : d’une part une précision rythmique imperturbable, mais d’un autre côté une absolue liberté d’expression mélodique. La fusion des deux aspects de son interprétation donnait un sentiment de beauté complètement surnaturelle (écoutez de 5:15 à 8:32)

Bien sûr, avant d’être vides les verres étaient pleins : cela aussi pouvait contribuer à la plénitude de la beauté… Ce genre de sentiment tient à si peu de chose, finalement !

Paul Kristof

RACHMANINOV, Serge Vasilievitch. Rachmaninov no 3 ; Prokofiev no 2 / Yuja Wang, pno ; Simon Bolivar Symphony Orchestra of Venezuela ; Gustavo Dudamel, dir. Disponibilité

22 juillet 2014 at 8:00 2 commentaires

Découvrez tous les genres musicaux en 3 clics de souris!

tag_musicVous avez bientôt un dîner avec des férus de neo-progressive music et vous craignez de ne pas comprendre ce qu’ils disent?

Votre nouvelle petite amie chante dans un groupe de throat singing et vous voulez l’épater?

Vous confondez le rock alternatif et l’indie folk… vous avez été invité à une soirée hard house et vous voulez vous préparer avant?

Vous ignoriez jusqu’alors qu’il existait des genres aux noms exotiques, comme le doo-wop, brill-building pop, le brega ou encore le nu électro?

Naviguez sur cet impressionnant nuage de tag… quand un genre vous branche, vous pouvez simplement cliquer sur le nom pour en avoir un court extrait, ou en cliquant sur la flèche, obtenir une liste d’artistes affiliés au genre qui vous intéresse!

Une vraie mine d’or!

Si vous tombez amoureux d’un genre, venez ensuite l’emprunter à la Discothèque des Minoteries!

14 juillet 2014 at 7:32 Laisser un commentaire

Articles précédents Articles Plus Récents


Blog and Play c’est …

... le blog musical du réseau des Bibliothèques et Discothèques Municipales de la Ville de Genève (BM). Il a pour but de mettre en valeur les collections et les animations associées à la musique aux BM plus...

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 26 autres abonnés

Les Auteurs

Anna, Discothèque de Vieusseux
Christian, Bibliothèque de Saint-Jean
Geneviève, Discothèque de Vieusseux
Karine, Discothèque des Minoteries
Katia, Discothèque des Minoteries
Mireille, Discothèque des Minoteries
Paul, Discothèque de Vieusseux
Richard, Discothèque de Vieusseux
Roane, Bibliothèque des Eaux-Vives
Xavier, Bibliothèque de la Cité