Posts tagged ‘Bande originale de film’

Tomber sur « Le Sacre du printemps » par hasard?

Chaque fois que vous trouverez le Sacre du printemps de Stravinsky sur un CD de musique de film, quelle que soit la raison de sa présence dans l’album, n’hésitez pas ! C’est une œuvre aussi nécessaire à l’humanité que le Guernica de Picasso, par exemple.

On ne dira jamais assez à quel point cette musique complètement tellurique a contribué à précipiter le 20ème siècle dans la modernité. Des personnalités tels Debussy, Ravel et Cocteau, qui étaient présents à la répétition générale le 28 mai 1913, ont pressenti l’ampleur de l’événement qui allait s’abattre sur Paris dès le lendemain. Mais même ceux-ci ne pouvaient prévoir l’énormité du scandale qui allait éclater à la création de l’œuvre auprès d’un public qui reçut cette oeuvre  comme une dangereuse déflagration.

Et que dire des musiciens de l’orchestre qui découvraient une écriture musicale qui devait leur faire le même effet que si vous aviez à déchiffrer de l’écriture cunéiforme sur tablettes d’argile ! Il paraît qu’ils ont eu besoin de près de 100 répétitions pour arriver à mettre l’oeuvre en place !

Aujourd’hui, près de 100 ans après sa création, le Sacre du printemps est interprété par un Simon Rattle complètement survolté à la tête des Berliner Philharmoniker, et l’effet sismique de cette musique de sauvage avec tout le confort moderne (Debussy dixit) est plus actuel que jamais.

Paul Kristof

STRAVINSKY, Igor Fedorovitch. Coco Chanel & Igor Stravinsky [bande originale de film] (Naïve, 2009)   Disponibilité

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5 avril 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Morricone, ou le pouvoir de la musique

Dans ce film confidentiel de 1972, Morricone révèle en musique les affres d’un cerveau apparemment dérangé.

Apparemment car, ne l’ayant pas vu, il nous est impossible de dire si cet adolescent enfermé dans un hôpital psychiatrique est bien le meurtrier de son père ou non. Peu importe. La musique, elle, se développe, en thèmes tendres au  simplisme étudié, en polytonalités pénétrantes comme les vrilles d’une chignole, en mélanges de genres, d’instruments et de saveurs comme seul – et avant tout le monde – savait le faire le grand Ennio Morricone.

Finalement, même la citation de la « lettre à Elise » ne nous révèle pas la vérité, et c’est tant mieux : la musique garde ainsi le pouvoir extraordinaire de tout dévoiler au cœur sans rien dire au cerveau. Dès lors, le Diable peut bien y habiter, il n’empêchera pas la musique d’être belle et de nous toucher au coeur.

Paul Kristof

MORRICONE, Ennio. Il diavolo nel cervello (Dagored, 2001)   Disponibilité

13 juillet 2010 at 7:59 Laisser un commentaire


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