Posts tagged ‘Beethoven’

Flashmob : Ode à la joie

Je ne sais pas si vous connaissez le phénomène du flashmob?

En résumé, c’est un « rassemblement de courte durée de personnes dans un lieu public pour mener une action concertée »...

Il y en a de toutes sortes, musicales ou non (vous pouvez le voir en tapant simplement le terme dans Youtube).

Pour bien finir la semaine, en voici un très beau, et aussi avec de la musique classique!

(Pour l’info, il s’agit ici de l’Ode à la joie — de Beethoven – faisant partie du dernier mouvement de la 9e Symphonie de Beethoven, et connu car c’est l’hymne officiel de l’Union européenne.)

Bon visionnage et bon week-end à tous,

Karine

BEETHOVEN, Ludwig Van. The 9 symphonies (EMI, 2008)   Disponibilité

22 novembre 2013 at 3:53 Laisser un commentaire

Le quatuor, un long fleuve pas si tranquille

Scènes de quatuor est un film montrant l’ intimité de la vie d’un quatuor, ses exigences, ses petits bonheurs comme ses frustrations, ses difficultés, son accomplissement.

On voit le quatuor en répétition et on assiste à des interviews tous très intéressants.

Film en version originale allemande et russe, sous-titré en anglais et en français, ce  film  Scènes de quatuor présente la grande fugue de Beethoven (les répétitions et le récital). On peut aussi y déguster le Quatuor en sol majeur, op. 18 no 2 de  Ludwig van Beethoven,  le Qquatuor en mi mineur de Giuseppe Verdi et les Six bagatelles, op. 9 de Anton Webern.

L’ensemble est composé de  Natalia Prischepenko, violon –   Heime Müller, violon –  Volker Jacobsen, alto – Eckart Runge, violoncelle. Les musiciens ont décidé qu’il n’y aurait pas de rôle permanent de premier violon et que cette responsabilité serait attribuée selon les circonstances.

Etabli à Berlin, le Quatuor Artemis trouve son origine dans une formation d’étudiants, fondée en 1989 déjà, au Conservatoire de Lübeck. Dans leur parcours estudiantin, ces interprètes ont côtoyé des figures illustres : Walter Levin et les Quatuors Emerson, Juillard et Alban Berg.

Les interprètes attachent énormément d’importance au dialogue et à l’échange. Toujours selon l’altiste Volker Jacobsen : « La condition sine qua non est que ces quatre personnes aient le même bagage. Pour se faire, il faut discuter, convaincre, rester vigilant, ne pas décrocher et rester en mouvement. C’est une attitude saine. Je dois toujours justifier mes actes. Ça fait parfois mal. Jouer dans un quatuor à cordes est une école sur le plan musical mais aussi humain. »

Depuis juillet 2007, les seize cordes se présentent sous une nouvelle formation avec Gregor Sigl (violon, à la place de Heime Müller) et Friedemann Weigle (alto, à la place de Volker Jacobsen).

Catherine

MONSAINGEON, Bruno. Scènes de quatuor (Idéale Audience Medici arts, 2008)   Disponibilité

 

21 août 2012 at 12:23 Laisser un commentaire

La 5ème symphonie de Beethoven

« Pom Pom Pom POM »

– Qu’est-ce que c’est ?

– C’est le Destin qui frappe à la porte.

A contraire du Triple concerto, les renseignements abondent sur la 5ème Symphonie. Nous choisirons donc d’évoquer un seul aspect de l’œuvre : le rapport de Beethoven au Destin.

Oui, la 5ème Symphonie a un lien étroit avec le Destin.

Non, l’appellation Symphonie du Destin n’est pas un « coup marketing » d’un éditeur de musique.

Et oui, la thématique du Destin traverse de part en part toute l’œuvre de Beethoven et en particulier la 5ème Symphonie, mais également toute sa vie.

Dès lors, il faut se demander quelle est la signification chez le compositeur, de la notion de Destin. Est-ce cette force inéluctable qui ourdit des complots et réduit le libre-arbitre à néant ? Est-ce cette force qui écrit à l’avance les pages individuelles et collectives des hommes et qu’il serait vain de tenter de combattre ?

Brigitte et Jean Massin donnent une définition limpide du destin beethovénien :

Beethoven appelle Destin un ensemble distinct des lois de la nature, l’ensemble des facteurs qui concourent à entraver l’exercice de la libre activité d’un homme, et donc à lui interdire de vivre une vie vraiment humaine. (Ludwig van Beethoven, Fayard, p. 780)

Alors oui, la personnalité toute entière de Beethoven apparaît comme un combat acharné, prométhéen, pour vaincre un destin forcément contraire. Qu’il sera le dernier Titan, au début du 19ème siècle, à prôner l’action à tout prix et à user ses forces dans le combat, avant l’engluement des Romantiques dans la mélancolie, le spleen et autres brumes crépusculaires.

Et non, le Destin beethovénien n’est pas insurmontable : preuve en est donnée de façon éclatante dans le dernier mouvement de cette 5ème Symphonie ; mais que le combat aura été rude, entre tempête initiale et triomphe final !

Une chose est sûre : devant le déferlement d’énergie qui jaillit de ces pages, personne ne sort tout à fait indemne et ce, depuis la création de l’œuvre il y a 200 ans. Les réactions sont parfois horrifiées :

Il ne faut pas faire de la musique comme celle-là (Lesueur, professeur de musique de Berlioz)

(et Berlioz de répondre : Soyez tranquille, Cher Maître, on n’en fera pas beaucoup.)

… souvent enthousiastes et même, exaltées :

C’est très grand, c’est absolument fou ! On aurait peur que la maison s’écroule. (Goethe)

… mais toujours fortement impressionnées.

De fait, c’est avec une émotion toute particulière que les musiciens de l’OSG interprètent une des œuvres les plus emblématiques de l’histoire de la musique.

Paul Kristof

La 5ème symphonie aux BM

27 mai 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Le Triple concerto de Beethoven

Trois choses étonnent d’emblée s’agissant du Triple concerto de Beethoven : l’absence de renseignements sur les conditions de sa composition, le choix de la formation instrumentale si particulière et enfin, l’importance de la partie du violoncelle.

Composé en 1804, le Triple concerto voit le jour dans l’ombre de quelques chefs-d’œuvre aussi imposants que la 3ème Symphonie « Héroïque », les Sonates «Waldstein» et «Apassionata» et surtout, le Fidélio avec ses 3 versions de l’Ouverture Léonore qui ont complètement éclipsé à l’époque le Triple Concerto.

La forme instrumentale de cette œuvre, héritière tardive des concerti grossi italiens, est unique. Hormis la Sinfonia concertante de Mozart (avec violon et alto), le Double concerto de Brahms (avec violon et violoncelle), celui avec quatuor à cordes de Ludwig Spohr, et celui avec quatre cors de Schumann, on connaît peu de concertos à plusieurs solistes après la période baroque qui était, elle, coutumière des concerti a molti stromenti. Il paraît en effet contradictoire que dans la confrontation entre soliste et orchestre – sujet ontologique du concerto – le rôle du héros solitaire face à une armée représentée par l’orchestre puisse être partagé entre plusieurs héros pas si solitaires que cela ! On notera donc une parenté dynamique entre tous ces concertos à plusieurs solistes : celle qui voit se construire un dialogue, une solidarité, un enchevêtrement fusionnel des voix, plutôt qu’une confrontation entre elles. La confrontation restant dévolue au rapport entre le(s) soliste(s) et l’orchestre.

Enfin, en l’absence de documentation historique, il ne nous reste qu’à nous reporter au texte de la partition lui-même. A l’écoute du Triple concerto, on s’étonnera de la place apparemment  privilégiée du violoncelle qui a l’air de se tailler la part du lion. En effet, les parties de violon et de piano semblent « tomber sous les doigts » des musiciens avec naturel. Par contre, la partie de violoncelle brille avec un éclat particulier, tant par l’expressivité des phrases mélodiques que par la virtuosité exigée du musicien. Plusieurs fois dans l’œuvre le thème est introduit par le violoncelle solo, mais aussi parfois par les pupitres des basses de l’orchestre. Il est donc permis de supposer que le compositeur n’en finit pas avec ce concerto de se délecter des possibilités expressives et techniques du violoncelle, ce qui ne peut que réjouir le violoncelliste signataire de ces lignes.

Le triple concerto sera donné au Victoria-Hall très prochainement avec de jeunes et brillants solistes que nous connaissons bien à Genève.

Paul Kristof

Le Triple concerto aux BM

24 mai 2011 at 7:59 1 commentaire


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