Posts tagged ‘Folk’

Imany – une beauté à la voix grave

Coup de coeur pour cette artiste, Imany, d’origine comorienne, et avec une voix rauque et chaude comme je les aime…

Elle débute sa carrière à l’âge de 17 ans, en tant que mannequin et part vivre aux Etats-Unis. C’est là-bas que la musique l’attrape, notamment en découvrant Tracy Chapman (dont effectivement on peut deviner l’influence sur son album).

Toutefois, sa carrière américaine de chanteuse ne décolle pas. Elle vient alors en France et en 2008, commence à écumer les scènes parisiennes. C’est là qu’elle rencontrera le producteur d’Ayo et Grace (dont on reconnaît également quelques similitudes).

Ses chansons – en anglais – nous font voyager entre la soul, le folk et le blues.

Son premier album – The Shape of a Broken Heart – sorti en 2011, est très rapidement nommé disque de platine. Elle a également la chance d’être nominée aux Victoires de la musique 2012 en tant que Artiste révélation scène.

En 2012, elle sort un nouveau single qui s’intitule Please and Change et que vous pourrez découvrir dans la petite vidéo ci-dessous :

Cette artiste, qui a tout pour elle  nous promet donc une belle carrière musicale et un nouvel album qu’on attend avec une grande impatience. On se réjouit de la suite…

Karine

IMANY. The Shape of a Broken Heart (Think zik, 2011)   Disponibilité

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12 novembre 2012 at 7:59 1 commentaire

Cat Power au Victoria Hall de Genève

Dans le cadre du festival Antigel, qui réchauffera Genève, du 30 janvier au 12 février 2012, nous aurons la chance de pouvoir écouter Cat Power au Victoria Hall, de Genève!

Cette chanteuse, qui doit ses débuts à Steve Shelley de Sonic Youth et Tim Foljahn de Two Dollar Guitar, est une artiste connue pour sa musique folk aux allures épurées et mélancoliques.

Connue pour l’angoisse qu’elle ressent avant de monter sur scène, et pour les paroles de ses chansons très bien écrites et nostalgiques, elle est l’auteur de
9 albums, parfois entièrement composés par elle, parfois d’excellentes reprises d’artistes tels que Bob Dylan, Janis Joplin, Rolling Stones, etc.

Sa chanson The Greatest, que l’on peut considérer comme l’un de ses plus grands succès, a fait partie de la bande annonce du film My Blueberry Night, de Kar-Wai Wong, dans laquelle elle interprète d’ailleurs un personnage, aux côtés de Norah Jones et de Jude Law.

Elle a participé à d’autres bande-sons de films, tel que V pour Vendetta, de James McTeigue,  I’m Not There, sur la vie de Bob Dylan, ou encore Étreintes brisées, d’Almodovar.

C’est sa sublime voix qui résonnera dans l’impressionnante salle du Victoria Hall.

Un concert à ne pas manquer le 7 février 2012, et qui, sans aucun doute sera magnifique!

Karine

3 février 2012 at 7:04 2 commentaires

A british winter tale

Lorsque l’on voit et que l’on entend Bobby Long pour la première fois, tout ce qui le concerne et qui sert à le décrire semble si parfaitement accordé que cela en devient presque énervant.

Avant tout, son look de beau jeune british de Manchester, un peu rétro, puis son style de jeu de guitare, très harmonisé et complexe mêlant habilement blues et folk, puis sa voix, suave et profonde. A l’entendre chanter, on le croirait beaucoup plus vieux, mais le personnage n’a que 26 ans… Face à tant de maturité, de classe et de qualité musicale, on ne peut que s’incliner. C’est en tout cas mon cas.

Après avoir sorti plusieurs EP qu’il a auto-produits et auto-enregistrés, ainsi qu’une multitude de concerts sur le territoire britannique, Bobby termine sa thèse en 2009 ayant pour sujet l’impact social de la musique folk américaine.

A partir de ce moment, il commence une carrière de musicien à temps plein. Un coup de pouce du destin a mis sur sa route, lors de ses premiers shows dans les bars de Londres, un jeune musicien et acteur anglais du nom de Robert Pattinson. Lorsque la carrière de ce dernier explose avec le film Twilight, il propose à Bobby d’intégrer l’une de ses chansons dans la BO du film (la chanson Let me sign), ce qui lui amènera une notoriété immense qu’il n’assumera pas toujours. Il déclare même que si c’était à refaire, il ne le referait pas.

En 2011, il sort l’album A winter tale, une nouvelle perle, dans la plus pure veine blues/folk, mêlant balades déchirantes de mélancolie et chansons folk rythmées dans le plus pur style américain. Autant dire que le jeune homme a de belles années devant lui et qu’il gagne à être connu.

Xavier

LONG, Bobby. A winter tale (ATO records, 2011)   Disponibilité

2 novembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

The John Butler Trio – Grand National

J’ai un faible pour le rock californien. Quand je dis californien, c’est l’esprit qui est véhiculé par un certain genre musical qui fait référence au surf, au skate, au freeride, à tout ce qui gravite autour de l’outdoor et de la glisse, d’un style de vie qui fait la part belle à la liberté et à l’esprit d’aventure. Des valeurs bien lointaines d’un certain matérialisme et consumérisme ambiant.

Quand on dit Californie, on pense immédiatement aux Beach Boys mais non… c’est trop old school.

Non, je pense plutôt à des groupes et à des artistes de l’acabit des Red Hot, de Ben Harper, de Donavon Frankenreiter, de Jack Johnson et dans un genre un peu plus massif de 3 Doors Down, de Linkin Park ou de Rage Against The Machine. Et il y en a encore beaucoup d’autres…

Vous aimez les Red Hot ? Ca tombe bien moi aussi. Alors sans doute connaissez-vous aussi The John Butler Trio. Et comme dirait le slogan d’une célèbre boisson gazeuse à base de gingembre : The John Butler Trio  « ça ressemble à du Red Hot, c’est doré comme du Red Hot… mais ce n’est pas du Red Hot ». Et en plus, ça ne vient pas du Canada mais d’Australie…

Les similitudes musicales entre les Red Hot et Butler sont souvent évidentes. La voix de John Butler est très proche de celle du timbre d’Anthony Kiedis au point que le mélomane non averti pourrait presque les confondre. On est clairement dans le registre de la fusion. Un esprit rock très marqué dans lequel sont distillées subtilement des influences qui viennent de toutes parts, principalement du hip-hop pour les paroles scandées, du blues et du folk pour la guitare et du reggae dancehall pour les lignes de basse. Les compositions sont rythmées, joyeuses, solaires et dégagent une puissance positive et super vitaminée.

The John Butler Trio, ce sont déjà 6 albums depuis la sortie de Searching For Heritage en 1996. Pour en saisir toute la saveur l’écoute du formidable Grand National s’impose comme une évidence. Grand National est un album complet dans lequel tout est bon, sans gras et sans couenne. Sur les 13 morceaux qui le composent, aucun n’est à éviter ce qui est rare de nos jours.

L’excellent Devil Running est idéal pour faire le vide avant de se lancer entre les sapins avec une paire de freeride bien fat aux pieds. Good Excuse et Nowhere Man nous invitent à boire une bière bien fraîche avec les amis après une époustouflante session de surf, de planche ou de kite. Better Than et Gonna Take It sont à déguster au volant de son combi VW sur la route des big walls du Yosemite. Le reste, ben c’est du pareil, c’est-à-dire du bonheur.

Vous voulez vous faire une idée de ce petit bijou ? Venez donc fouiller dans nos bacs. Avec un peu de bol, il sera disponible et vous pourrez l’emporter avec vous.

Christian

The John Butler Trio. Grand National (Atlantic, 2007) Disponibilité

The John Butler Trio aux BM.

Le site Internet de John Butler.

15 octobre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Donavon Frankenreiter – Move By Yourself

Donavon Frankenreiter véhicule toute une légende avec lui, celle de l’esprit d’aloha, cette attitude cool du surfeur qui se traduit par des valeurs qui font la part belle à l’humilité, au respect, à l’échange, à la rencontre, à la vie au grand air, au nomadisme, des valeurs positives et bienveillantes.

Ce grand gaillard a la parfaite allure du sportif californien. Une crinière qui flotte dans le vent, le teint hâlé, le biceps saillant et des pectoraux bien carrés, un physique qui en dit long sur les journées qu’il a passées à surfer sur les grosses vagues.

Donavon Frankenreiter débute le surf très tôt sur les plages de San Clemente en Californie. Hyper doué, il décroche à l’âge de 13 ans un contrat de sponsoring qui lui permet de voyager pour aller à la rencontre des meilleurs spots de la planète. Un jour il débarque à Hawaii et loue par hasard une chambre chez les parents de Jack Johnson. La suite de l’histoire, on la connaît. Surf, puis musique, puis surf, puis musique…

Donavon Frankenreiter, c’est le copain de Jack Johnson qui est copain avec Ben Harper qui est copain avec… Pas étonnant donc que le premier fasse la première partie du concert du deuxième qui fait la première partie du concert du troisième, vous suivez ? Pas étonnant non plus que le public du troisième aime les chansons du deuxième et aussi celles du premier. Et quand le premier et le deuxième chantent en duo, on ne s’en étonne pas non plus. Et quand un quatrième larron du nom de G.Love s’en mêle, c’est bien d’une bande de potes dont on parle. Vous suivez toujours ?

Parlons musique maintenant. Donavon Frankenreiter c’est vraiment du tout bon ! L’idéal serait que vous puissiez écouter ses 5 albums, et puis ceux de ses potes aussi, autour d’un feu de bois sur la plage avec des bières, des saucisses et des jolies filles naturellement. Sinon, rabattez-vous sur son second opus intitulé Move By Yourself. Que dire sinon que c’est un poil plus punchy que Jack Johnson et un poil moins rock que Ben Harper, sans doute parce qu’on y a mis un peu de disco mélodieuse dedans en plus du folk et du blues.

De belles heures de musique qui vont vous donner envie de troquer votre complet-veston tout gris contre un short à fleurs et peut-être vous inciter à prendre la vie du côté plage. C’est vrai d’abord… Pourquoi vous obstinez-vous à porter cet horrible complet-veston tout gris ?

Christian

Donavon Frankenreiter dans les collections des BM.

Le site Internet de Donavon Frankenreiter.

5 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Herman Düne – Next year in Zion

Herman Düne est un groupe antifolk français. Ça vous paraît pas bizarre tout ça ?!?

Ben d’abord, Herman Düne ça n’est pas un Monsieur qui se prénomme Herman mais une grande famille qui aime bien jouer aux chaises musicales. Le frère aîné André a cédé sa place à son cadet David-Ivar qui accompagne maintenant le petit frère Neman, et des fois la petite soeur Lisa qui vient donner un coup de main de temps en temps.

Ensuite, Herman Düne ça sonne pas très français. Pourtant les Herman Düne sont issus d’une famille à moitié française et à moitié suédoise. Ils parlent donc français, sans doute suédois, mais quand on les écoute ils chantent en anglais. Et puis on croit entendre de la folk comme on en faisait du temps de Woodstock mais les spécialistes appellent ça de l’antifolk…

C’est à n’y plus rien comprendre et pourtant j’ai fait des efforts.

Bref, maintenant Herman Düne c’est David-Ivar et Neman comme sur la photo.

Le grand avec la barbe c’est David-Ivar, un prénom qui sonne un peu comme un modèle d’étagères du géant suédois. Il a eu du bol, il aurait pu s’appeler Billy. Il aurait aussi pu se prénommer Sébastien tant il ressemble à celui-ci ou à celui-là. L’autre, le petit, c’est Neman.

Alors voilà. Un jour je suis tombé par hasard sur un morceau d’Herman Düne diffusé à la radio et j’ai ‘achement aimé. J’ai couru chercher l’album dans ma disco préférée et j’ai ‘achement aimé aussi tout le reste.

Cet album, c’est Next year in Zion, une perle.

Sorti en 2008, il sent bon la folk, la vraie, la seule. Il sent bon le grand air californien aussi. L’album a été enregistré à Carpentras avec le moins de répétitions possibles pour garder cet esprit “live” tellement spontané. C’est réussi car il s’en dégage une réelle authenticité, au point qu’on ne sait plus si on est aujourd’hui ou quarante ans en arrière.

PS : Faudra que je passe un jour à Carpentras pour voir si ça sent vraiment le grand air californien là-bas…

Christian

HERMAN DÜNE. Next year in Zion (Source City Slang, 2008)   Disponibilité

D’autres choses de Herman Düne dans le catalogue des BM.

Le site Internet de Herman Düne.

Un autre article pour comprendre cette saga très compliquée…

18 août 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Les Trucs abîmés dans La Casa

Saint-Denis-de-Gastines, sa boucherie, son marché, son bar PMU. C’est un peu ce que vous allez trouver si vous tapez le nom de ce bled dans Gogol Maps : un coin paumé au milieu de la campagne, quelque part là-bas dans la Mayenne, avec des fermes autour, des champs, des vaches. Quelques fois, on y croise une moissonneuse-batteuse, un sanglier effaré, ou un couple d’anglais à la recherche de cette petite église romane si pittoresque.  Ah oui, car j’oubliais… il y a des églises romanes dans le coin.

Voilà pour la carte postale.

En dehors de ça, il se passe des trucs vraiment sympa à Saint-Denis-de-Gastines. Tous les deux ans, il y a cette fameuse Grande fête de la moisson.

Il y a aussi ce super festival de derrière les fagots qui s’appelle Au foin de la rue. Cette fois-ci pas de méprise, c’est d’un vrai festival plein de très bonne musique dont on parle et pas d’une concentration de tracteurs vintage. Saviez-vous par exemple que Saint-Denis-de-Gastines a vu passer dans ses ruelles Lee Scratch Perry et Max Roméo ?!? Il paraît qu’ils étaient à la recherche d’une église romane dans le coin…

Bref. Saint-Denis-de-Gastines c’est 1’686 habitants au dernier recensement. Parmi tous ceux-ci, il y en a deux qui nous intéressent particulièrement : Pierre Le Feuvre et Jean-François Péculier. Ils font de la musique et ils chantent sous le nom de La Casa. On a même leur photo.

Leur particularité c’est qu’ils ne sont pas montés à Rennes ni descendus à Paris pour sortir un super album. La légende dit que c’était trop compliqué parce qu’à Saint-Denis-de-Gastines il n’y a qu’un bus par semaine le lundi à 15h27. Donc ils ont produit sur place, ils sont restés à La Casa. En gros, c’est du local qui sent bon la campagne, un label bio qui dégage moins de CO2 dans l’atmosphère.

Pour une première, c’est vachement bien et ça fait plaisir. Enfin du neuf ! De la couleur, des mélodies sympas, des textes bien travaillés, et ce son piqué aux Mariachis qui nous transporte un peu du côté du Mexique. Un petit coup de coeur pour les deux premiers morceaux : 2 novembre et Go Go Go, tout simplement dans le coup. Ecoutez donc …

S’ils nous font le coup de Louise Attaque qui a surpris son monde avec son premier album, ils sont bien partis. Boudiouuuu moi j’vous l’dis : Saint-Denis-de-Gastines ça vaut l’détour !!!

Christian

LA CASA. Les trucs abîmés (Wagram, 2009)   Disponibilité

18 juillet 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

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