Posts tagged ‘jazz’

Nina Attal

Aujourd’hui, je tenais à vous présenter un de mes coups de coeur : la jeune chanteuse Nina Attal.

Nina Attal? Une jeune et jolie lilliputienne haute comme trois pomme – âgée d’une vingtaine d’année –  avec une voix impressionnante – est l’auteur de l’album Yellow 6/17– un opus bluesy tendant vers la soul et la pop – qui m’a séduite de part son peps et sa musicalité revigorante.

Bref, une artiste à suivre qui a déjà remporté de nombreux prix – notamment 5 récompenses au Tremplin national de Blues sur Seine

Son site officiel : http://www.ninaattal.com/

Par la même occasion, toute l’équipe de Blog & Play vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et une très belle année 2014!

A l’année prochaine!!!!

Karine

ATTAL, Nina. Yellow 6/17 (Play it again Sam Bias, 2013)    Disponibilité

20 décembre 2013 at 7:26 Laisser un commentaire

La plus belle tierce majeure de l’histoire du jazz

La première fois que j’ai entendu Renaud Garcia-Fons à la radio, sans le connaître et sans savoir ce que j’écoutais, je me suis dit : ça ne doit pas être du violon, le son être trop enveloppé. C’est peut- être de l’alto mais parfois ça descend quand même un peu bas. Ce doit être du violoncelle, mais alors il joue sacrément bien, celui qui joue. Alors quand j’ai entendu le présentateur dire que c’était une contrebasse à 5 cordes, je me suis dit : putain. Je sais ce n’est pas très séant, mais que voulez-vous, des fois les mots vous manquent ! Ecoutez le début du solo de la première plage : c’est la plus belle tierce majeure de l’histoire du jazz, à mon avis.

Paul Kristof

GARCIA-FONS, Renaud. Alboreà (Enja, 1995)   Disponibilité

5 octobre 2012 at 7:58 Laisser un commentaire

John Lurie : Men with sticks

Sur le tapis immuable de deux batteries qui creusent imperturbablement le chemin, se pose les phrases courtes d’un saxophone soprano. Lentement, le temps et l’espace sonores s’ouvrent sur un paysage inconnu dont chaque pierre, chaque élément musical nous est pourtant familier dès la première minute. Paquebot s’en allant au loin,  laissant derrière lui un long sillage d’écume, souvenir durablement gravé dans l’impermanence liquide. Fleur de beauté qui s’éclot lentement, laissant derrière elle les frénésies du zapping : assurément, on n’est plus le même après une demie heure d’écoute qu’après 3 minutes.

Paul Kristof

LURIE, John. Men with sticks (Crammed made to measure, 1993)   Disponibilité

4 septembre 2012 at 5:45 Laisser un commentaire

Alexandre Voisard : c’est en fanfare qu’on devient fanfaron !

Rencontre totalement inspirée et fructueuse de Thierry Romanens avec les textes du poète Alexandre Voisard et la musique du trio jazz Format A’3 (Alexis Gfeller, claviers, Fabien Sevilla, contrebasse et Patrick Dufresne, batterie).

Un album d’une beauté intense et profonde comme une forêt jurassienne. Une musique comme un tapis de mousse épaisse qui tapisse le lit des mots, eau claire s’écoulant comme une évidence dès que Romanens les énonce. Un album où se dit ce qu’il fallait dire, là, tout de suite.

« … C’est en lisant qu’on devient liseron » (A. Voisard)

Paul Kristof

ROMANENS, Thierry. Round Voisard (Disques office, 2011)   Disponibilité

3 juillet 2012 at 11:15 Laisser un commentaire

Virginie Teychené – I feel so good

I feel so good, c’est le nom du dernier album de Virginie Teychené… et c’est la sensation que cette artiste m’a laissée après l’écoute de ses 14 chansons qui, sans hésitation, respirent la bonne humeur.

Avec des titres qu’elle réinterprète ou interprète délicieusement, comme I feel so good, Up jumped Spring, Beautiful Friendship, ou encore C’est le printemps… cette talentueuse chanteuse de jazz, avec sa voix grave et profonde, nous fait vibrer de plaisir… en nous faisant découvrir ses diverses influences…

Je ne m’éterniserai pas sur le sujet ni ne résumerai sa vie en long et en large, c’est une toute jeune chanteuse… Et on en apprendra plus en se rendant sur son site personnel.

Mais je recommande à tous les curieux d’aller l’écouter! Un vrai moment de bonheur!

On peut bien évidemment  la découvrir aux Bibliothèques et Discothèques Municipales, en cliquant ici!

Karine

14 novembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Quand jazz rimait avec libération

Un dialogue entre Dieter Nanz, Jacques Demierre et le public

Rien qu’à poser le titre, nous nous trouvons devant des abîmes entremêlés : ceux provoqués par la définition de chacun des termes, puis ceux qui apparaissent de leur confrontation. Quand on parle d’improvisation libre, s’agit-il d’un pléonasme, d’un paradoxe, d’une argutie ou de quelque autre figure de style ? Que signifie improviser ? Qu’est-ce que la liberté en musique ? Peut-on improviser sans liberté ? La liberté est-elle possible sans limites ? Quelle est l’apport du bagage culturel de l’artiste dans l’instant sonore qui se crée ?
Bien sûr, Dieter Nanz et Jacques Demierre étaient là pour mettre les idées en mots, et ils l’ont fait avec intelligence et sensibilité. Mais parfois le sujet se dérobe aux définitions ; alors il reste le souffle du flûtiste dans son shakuhashi, le geste du pianiste dans son instrument aux sonorités détournées de leur mécanique première. A nous, il nous reste à observer l’attitude des musiciens devant le bruissement du silence, devant la page blanche qui n’est jamais blanche, puisque la texture même du papier est déjà une indication, une stimulation, une proposition.
Alors, progressivement, apparaît le portrait du musicien fait d’écoute, de respect, d’humilité même, mais aussi de confiance, de besoin impérieux de dire, d’être porte-parole, de remplir l’espace, de rassembler ce qui est épars, de disperser ce qui est congloméré, de briser les silences d’anges qui passent, de donner forme aux rencontres, de façonner l’éphémère.
Dans cette belle soirée de Salon musical, la multiplicité des questions a provoqué les questionnements, chacun induisant l’autre, générant le suivant. Creuser ensemble l’approfondissement du mystère de la création musicale, par rebonds successifs sur les facettes du mystère en forme de bris de miroirs. La dernière question est celle qui a reflété le trajet parcouru : Et la Beauté dans tout ça ? Question esquivée par les conférenciers, mais pouvait-il en être autrement ? Peut-être réussirons-nous à l’aborder un jour au Salon musical ? Qui sait. Ce serait passionnant. Mais même si on n’y arrive pas, peu importe : le voyage aura été si beau jusqu’à son émergence !
Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux,
le mercredi 1er février 2012 à 20 h.
Carte blanche à Nicolas Bolens, compositeur

7 novembre 2011 at 6:10 Laisser un commentaire

Joshua Redman : du Blue Note au Victoria Hall

Visiter New York, c’était un rêve. Assister à un concert de jazz au Blue Note en était un autre. Découvrir ensuite en réservant sur Internet que Joshua Redman, un des plus grands saxophonistes contemporains, s’y produit la semaine où j’y suis. Alors là, il n’y a plus de mots, plus que des notes bleues que je vous propose de prolonger en écoutant avec moi son dernier disque.

Compass, c’est le titre de cet album étonnant. Joshua Redman n’a pas fait dans la simplicité, il a pris le risque de se passer de piano : Larry Grenadier et Reuben Rogers sont les contrebassistes, Brian Blade et Gregory Hutchinson, les batteurs. L’ensemble des musiciens est cohérent, l’un s’efface pour laisser l’autre prendre la scène. Parfois tous sont présents, sans pour autant tomber dans la cacophonie ; au contraire, tout est douceur, plénitude  comme dans le morceau final Trough the valley.

On a parfois reproché à Joshua Redman de « miauler » dans les aigus, ce qui n’est de loin pas le cas ici. Point de cri d’animal, le son du saxophone est magnifique, alternant la langueur d’une ballade dans Moonlight au plus percutant Un peu fou (mes deux morceaux préférés). Ses compositions sont très abouties : diversité de rythmes, de sons, d’associations d’instruments. De la recherche, de l’invention, certes il y en a dans cet album mais sans jamais mettre en péril la musicalité.
A presque 40 ans, le saxophoniste américain est à maturité et il a su s’entourer de quatre grands musiciens qui eux aussi ont leur part de responsabilité dans la qualité de ce disque, certainement son meilleur.

Et comme les bonnes nouvelles ne voyagent jamais seules, je vous annonce que Joshua Redman (et Brad Mehldau au piano) seront au Victoria Hall de Genève le dimanche 13 novembre 2011 à 19h. Ce n’est pas la petite salle du Blue Note, mais j’ai confiance en ce JR-là pour nous emporter tous très, très loin.

Roane

REDMAN, Joshua. Compass (Nonesuch, 2009)  Disponibilité

Le site de Joshua Redman

En avant-goût de leur concert à Genève, Joshua Redman et Brad Mehldau

13 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

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Anna, Discothèque de Vieusseux
Christian, Bibliothèque de Saint-Jean
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Karine, Discothèque des Minoteries
Katia, Discothèque des Minoteries
Mireille, Discothèque des Minoteries
Paul, Discothèque de Vieusseux
Richard, Discothèque de Vieusseux
Roane, Bibliothèque des Eaux-Vives
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