Posts tagged ‘Musique électronique’

The Whitest Boy Alive

Mais qui donc peut bien se cacher derrière ce nom de groupe étrange ?

Mmh… je crois qu’il faut partir sur la piste d’un garçon vivant et tout blanc, un geek quoi. Parce que pour être le plus blanc des garçons vivants, il faut bien ressembler à un geek non ?

En cherchant bien – mais vraiment bien – on a aucune peine à deviner qu’il s’agit d’Erlend Øye. Ben oui, il répond aux critères : il est vivant, c’est un garçon, et comme il nous vient de Norvège, qu’il est pas beaucoup bronzé et qu’il cultive sans complexe un look d’étudiant boutonneux passionné par le langage Fortran, on peut facilement en conclure qu’il est bien derrière The Whitest Boy Alive.

Mais qui est donc Erlend Øye me demanderez-vous ?

Avec un nom pareil, toutes les suppositions sont permises. Je vous donne un indice : c’est le compère de Eirik Glambek Bøe dans une autre formation musicale. A celui qui répond que c’est un groupe folklorique scandinave qui reprend des standards lapons, on lui dira « C’est tiède… » mais qu’il n’est pas très éloigné du but. Allez, encore quelques encablures en traîneau tracté par des rennes et on y arrive !

Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe, ce sont les deux énergumènes qui forment les Kings of Convenience, ce groupe amusant qui a tout pompé chez Simon & Garfunkel mais qu’on aime beaucoup. Et bien sachez qu’Erlend Øye s’est barré à Berlin (Ach… Berline… la capitale européenne de la fête et de l’électro) pour monter un projet un poil plus punchy et plus expérimental (je dis bien un poil) que les Kings of Convenience avec 3 autres copains.

Et bien le résultat est magnifique et je retiens mes mots. Il tient déjà en deux albums dont la quasi totalité des morceaux sont très très bons voire excellents, de plus en plus rares de nos jours. The Whitest Boy Alive, ça sonne un peu rock, un peu pop, un peu folk, un peu électro, comme si on avait passé le tout au mixer et bien secoué après.

Personnellement, je définirais ça comme de l’électro-pop, mais de nos jours il y a tellement de niches spécialisées qu’on ne sait plus tellement appeler quoi comment. D’aucuns classent The Whitest Boy Alive dans la pop minimaliste, d’autres dans l’alternative, d’autres encore dans la dreampop. Il y en a même qui les catégorisent dans le shoegaze, si si c’est vrai ! Je parie que ce sont les mêmes qui ont inventé le langage Fortran (un dérivé du Klingon), ces fameux geeks tout blancs qui se protègent de la lumière des néons avec de la crème 50.

Moi, je connaissais même pas le shoegaze. J’ai appris quelque chose à sortir dans les salons où l’on cause pour faire le beau, et ça va faire sensation je vous le dis ! Avec ça, je vais emballer sans difficultés les deux bimbos du fond qui sirotent du Moët & Chandon, vous z’allez voir !

En attendant – shoegaze ou pas – ne faites pas l’impasse sur The Whitest Boy Alive car ça en vaut le détour, vous ne serez pas déçus !

Au fait, vous ne trouvez pas qu’Erlend Øye ressemble à Bill Gates ?!?

Christian

The Whitest Boy Alive aux BM

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10 novembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Plaid – Zamami

Aujourd’hui, c’est de « the coup de coeur » dont j’ai envie de vous parler. Vous savez ? Ce genre de perle rare dont on a toujours rêvé. Ce morceau qu’on trouve évident dès la première écoute, comme s’il avait été composé sur mesure pour vous. Le truc qui répond à une attente inconsciente et qui fait vibrer quelque chose de très profondément enfoui en vous, à la limite de l’expérience mystique.

Ce morceau, je l’ai trouvé. C’est un petit truc plutôt confidentiel qui n’a ravi que quelques férus d’électro au début des années 2000 :

Zamami de Plaid


Plaid, c’est une formation d’électro britannique composée d’Andy Turner et d’Ed Handley. La célèbre encyclopédie participative en ligne vous résumera tout ça et bien plus dans ce petit article ici.

Zamami est sorti en 2001 sur le quatrième album du groupe intitulé Double figure. Disons-le franchement, je trouve que c’est le seul morceau potable de la galette, mais quel morceau ! Une petite plage de bonheur qui dure 4:06, juste le temps de sourire et de rêver.

Zamami est un morceau qui se construit et se structure petit à petit. Le rythme est syncopé et se situe quelque part entre le trip-hop et un 45 tour de drum’n’bass qu’on aurait ralenti. Le synthé s’introduit tout en douceur et avec délicatesse. Il va et il vient comme le ressac de la mer et nous transporte dans une sorte de transe rassurante et paisible. Mais c’est en son milieu que Zamami développe ses arômes et prend tout son corps. Comme le vin, il fallait lui laisser le temps de s’oxygéner pour s’allumer. Un carillon magique résonne soudain et nous transporte au-dessus des nuages. L’horizon s’ouvre, les images déferlent et l’on s’envole pour un merveilleux voyage astral.

Zamami est une belle réponse à ceux qui pensent que la musique électronique n’a pas d’âme. Ecoutez-donc, fermez les yeux et laisser vous aller…

Christian

PLAID. Double figure (Warp, 2001)   Disponibilité

Le site Internet de Plaid.

6 juillet 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Lykke Li – Youth novels

Lors de mon dernier article sur le groupe Röyksopp, j’avais fait référence très rapidement à la chanteuse Lykke Li, cette jeune (25 ans) femme suédoise. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire un article sur elle? Car Lykke Li mérite amplement sa place dans Blog and Play, au vu de l’originalité de ses deux albums Youth novels et le dernier Wounded rhymes. C’est chose faite aujourd’hui.

Lykke Li trace tranquillement son chemin, et certains artistes comme Björk ont déjà remarqué son talent. La presse émet des critiques très positives à son égard, ce qui  lui vaut des louanges de part et d’autre de l’Atlantique. Par ailleurs, son titre Possibility figure sur la bande originale du deuxième volet de la saga Twilight. De très belles mélodies parfois mélancoliques, des sonorités variées, une voix séduisante ou fragile, un personnage attachant avec son chignon bien perché au-dessus de sa tête. Bref, une très bonne électro-pop. De la fraîcheur, de la douceur dans ce monde de brutes.

Petite parenthèse, la jeune femme, qui n’a pas peur de se lancer dans des nouveaux projets, a rejoint le rappeur Kanye West et la chanteuse Santogold sur une chanson exclusive du groupe N.A.S.A.  !

Doris

LYKKE LI. Youth novels (Warner 2008)   Disponibilité

Tout Lykke Li aux BM

Le site Web de Lykke Li

Vidéo de Little bit

20 mai 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

London Elektricity – Billion Dollar Gravy

London Elektricity est un collectif de drum’n’bass formé à Londres en 1996 et composé originellement de Tony Colman et de Chris Goss.

Leur premier album intitulé Pull the Plug a rencontré un certain succès lors de sa sortie en 1999 en apportant un petit vent de renouveau dans ce genre alors en pleine explosion. On y entendait déjà quelques influences soul, jazz et R&B bien marquées ainsi qu’une instrumentation inhabituelle qui laissaient augurer un style moins agressif, plus mélodieux et plus consensuel que la majorité des productions du moment. L’excellent morceau Rewind sur lequel la chanteuse de jazz Liane Caroll a posé sa belle et puissante voix en est la meilleure illustration.

Parallèlement au DJing et à la production, Tony Colman et Chris Goss fondent le label Hospital Records qui devient assez rapidement un acteur incontournable de la scène drum’n’bass britannique. Harassé de travail, Chris Goss se tourne alors exclusivement vers la gestion du label est abandonne lâchement la production, laissant les mains libres à Tony Colman qui développe le projet London Elektricity en s’entourant de nombreux intervenants au gré de ses productions.

Courant 2003 sort de presse le second album intitulé Billion Dollar Gravy. L’incontournable Liane Caroll est évidemment là, accompagnée du chanteur Robert Owens, un autre poids lourd du R&B et de la house-music bien connu pour ses nombreuses apparitions vocales ça et là.

Lors de l’enregistrement de Billion Dollar Gravy en studio, la dynamique entre les divers collaborateurs du projet est tellement bonne que l’idée de pousser la chansonnette sur scène plutôt que derrière des platines s’impose comme une évidence. La promotion de l’album se fera donc en live avec chanteurs et instruments, une démarche relativement rare et incongrue dans le microcosme de la drum’n’bass. A ma connaissance, il faut remonter à 1996-97 pour trouver quelque chose de comparable : un collectif de l’emblématique label Good Looking Records baptisé Intense faisait aussi bien sur scène avec MC’s et instruments qu’un DJ tout seul derrière ses platines, planqué dans sa cabine…

Billion Dollar Gravy est un excellent album. Bien structuré et très cohérent, il ne déçoit pas par l’ajout de morceaux insipides destinés à remplir la place encore libre. Les onze morceaux qui le composent valent tous le détour. Ils se suivent et ne se ressemblent pas, oscillant tantôt du côté de la soul ou du jazz, mais revenant invariablement vers la drum’n’bass et ses rythmes déstructurés. Fast Soul Music et Cum Dancing ont un air de printemps qui rend joyeux. Billion Dollar Gravy et Harlesden penchent plus du côté dancefloor, rejoints par To Be Me et The Great Drum+Bass Swindle aux basses un brin plus massives. Main Ingredient permet à Liane Caroll d’exprimer tout son talent.

Si vous voulez sortir du cadre relativement conventionnel de cet album, partez à l’aventure dans les méandres de l’Internet. Vous y trouverez de nombreuses versions de son contenu remixées, des vidéos de London Elektricity en live sur scène, et bien sûr toutes les autres productions du label. Au cas où, intéressez-vous aussi à Nu:Tone et à Logistics, deux autres DJ d’Hospital qui ont su donner au label un second souffle particulièrement excitant…

Christian

London Elektricity. Billion Dollar Gravy (Hospital Records, 2003)   Disponibilité

Hospitalised : Ten years of Hospital (Hospital Records, 2005)   Disponibilité

Hospital mix (Hospital Records, 2001)   Disponibilité

Le site Internet de Hospital Records.

28 avril 2011 at 3:50 Laisser un commentaire

Röyksopp – The Understanding

Vous l’avez bien compris à la bibliothèque de Saint-Jean nous aimons tout ce qui est musique électronique et qui vient du nord (n’est-ce pas Christian?). Voici donc Röyksopp, groupe norvégien composé de Svein Berge et Torbjorn Brundtland.

Ces deux musiciens aux noms un peu imprononçables n’hésitent pas à collaborer avec d’autres artistes comme par exemple Erlend Oye des Kings of Convenience.

De plus, la musique de Röyksopp n’hésite pas à faire la part belle aux chanteuses suédoises telles que Ferver Ray, Robyn ou Lykke Li. En 2010 ils sortent leur quatrième album Senior plus sombre que les précédents.

Dans l’album The Understanding Röyksopp enregistre « What else is there » avec Fever Ray (voir les archives de septembre 2010). Pour certains d’entres vous, ce titre plus que génial vous rappellera sûrement des souvenirs… Laissez-vous donc tenter par ces mélodies, ces voix cristallines et ces ambiances particulières, enjoy !

Doris

RÖYKSOPP. The Understanding (Emi, 2005)   Disponibilité

Tout Röyksopp aux BM

Le site web de Röyksopp

15 novembre 2010 at 7:10 1 commentaire

Fever Ray

Mes collègues commencent à s’inquiéter. A chaque fois que j’écris un truc sur un groupe sympa, ça vient d’Islande, de Finlande ou de Pluton. Il faut absolument que je trouve autre chose… Tiens, un truc qui vient de Suède par exemple !

Avez-vous déjà entendu parler de Karin Andersson ? Mais si ! Cette jolie blonde qui se cache derrière Fever Ray… Bon les gars, arrêtez tout de suite de fantasmer. D’abord j’ai pas dit Pamela et ensuite on parle de musique. Et puis soyons francs, le côté bimbo c’est pas trop son truc à la Karin. La miss penche plutôt du côté de l’étrange, du tribal et de mystérieuses obédiences peu fréquentables.

D’ailleurs, son trip elle le vit à fond et il faut suivre : déguisements inquiétants qui ressemblent aux Tschäggättä du Lötschental, maquillages ethniques ou masques bizarres. Une scénographie radicale, morbide, très angoissante, à la limite de la bacchanale. Un petit coup d’oeil sur ses quelques vidéos disponibles devrait mettre mal à l’aise les âmes les plus sensibles. Passez votre chemin les enfants…

Musicalement c’est également déconcertant et difficilement qualifiable. Un syncrétisme savamment dosé qui mêle électro, chamanisme, chants incantatoires, percussions africaines, relents gothiques, médiévaux et occultes.

Son album éponyme Fever Ray est tout simplement surprenant. Sans doute l’une des meilleures et des plus inventives productions de cette fin de décennie. Passée la première écoute qui peut sembler inconfortable, on plonge dans un univers fascinant, hypnotique, aux richesses et aux dimensions multiples. D’aucuns le qualifient de véritable expérience, c’est dire s’il faut essayer.

Quoiqu’on en pense, on n’en sort pas indifférent. Pour moi, cet album est tout simplement génial et désormais incontournable. Décidément, il se passe vraiment des choses intéressantes dans le grand nord et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Christian

Fever Ray. Fever Ray (V2 Rabid, 2009)   Disponibilité

Le site ouèbe de la miss…

14 septembre 2010 at 10:31 2 commentaires

Gorillaz – Plastic beach

Fondé en 1998, Gorillaz est un groupe anglais dont les deux principaux créateurs ne sont autres que Damon Albarn (ancien chanteur du groupe  Blur) et Jamie Hewlett (dessinateur du comics Tank Girl).

Gorillaz c’est aussi une collaboration avec divers artistes reconnus comme Lou Reed, Neney Cherry, Snoop Dog, le grand souljazzfunkman Bobby Womack qui a failli passer aux oubliettes, Little Dragon groupe trip-hop suédois et bien d’autres musiciens encore…

C’est surtout un groupe qui sait mélanger les styles (soul, rap, musique électronique, britpop, dub). Qui s’amuse avec des clips vidéo où les membres principaux du groupe, sont représentés comme des personnages animés. Qui n’a pas peur de chanter avec une chorale de 100 enfants à la cérémonie des Brit Awards ni de chanter en duo avec un hologramme de Madonna aux Grammy Awards. Enfin, c’est un groupe qui se sent libre de faire ce qui lui plaît, qui ne suit pas un créneau tout tracé. Toute cette créativité se ressent très fortement dans leur musique.

Pour moi,  c’est surtout un gros coup de coeur pour leur dernier album Plastic beach sorti en 2010 et surtout pour les deux chansons Stylo (en collaboration avec Mos Def et Bobby Womack ) et Empire ants (en collaboration avec Little Dragon).

Difficile d’expliquer ce qui me plaît, à moins que ce ne soit la voix innocente de Damon Albarn, en contraste avec celle un peu cassée de Bobby Womack ou celle très sensuelle de la chanteuse Yukimi Nagano. Il y a aussi  le mélange des différents rythmes, les sons parfois aériens, répétitifs ou mélancoliques. Soit on entre dans leur univers, soit ce sera pour la prochaine fois, mais moi j’adooorrre et je me réjouis d’écouter un peu mieux les anciens albums !!!

Doris

Le site officiel de Gorillaz – Le site français de Gorillaz

GORILLAZ. Plastic beach (EMI Parlophone, 2010)   Disponibilité

Tout Gorillaz aux BM

9 août 2010 at 12:19 2 commentaires


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Karine, Discothèque des Minoteries
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