Posts tagged ‘Rock’

Angus and Julia Stone – Down the way

Quand Monsieur et Madame Stone – un couple australien – ont décidé de fonder une famille, ils n’ont décidément pas fait les choses à moitié!

De leur union sont nés trois charmants enfants, dont deux : Angus et Julia Stone, à la voix angélique et à la crinière fofolle… tous deux attirés très jeunes par la musique (Julia, à la trompette, Angus au trombone, et la grande soeur au saxo…. le tout dans le garage, après l’école!)…

Une fois devenus un peu plus grands (ou presque), ils se lancent en duo et… en 2006, leur premier EP Chocolates and Cigarettes voit le jour, suivi en 2007 de Heart Full of Wine (on sent derrière les titres de leurs albums, une nette tendance à l’hedonisme!).

Puis, en 2008, avec un titre un peu plus solennel (A Book Like This), on découvre leur premier album!

Angus et Julia, c’est une musique calme calme et très posée – voire un peu mélancolique. On a envie, en écoutant leurs chansons, de se balancer sur un rocking chair avec un bon livre et une limonade faite maison…

Ils ont sorti un nouvel album en 2010 intitulé Down the Way , qu’on peut bien-sûr emprunter aux Bibliothèques Municipales!

Vous avez droit à la chanson la plus connue mais n’hésitez pas à écouter les autres… !

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à aller flâner sur leur site officiel qui se visite aussi agréablement qu’on écoute leurs albums… un vrai délice!

Karine

STONE, Angus. Down the way (Nettwerk, 2010)   Disponibilité

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26 juin 2012 at 3:58 1 commentaire

Cat Power au Victoria Hall de Genève

Dans le cadre du festival Antigel, qui réchauffera Genève, du 30 janvier au 12 février 2012, nous aurons la chance de pouvoir écouter Cat Power au Victoria Hall, de Genève!

Cette chanteuse, qui doit ses débuts à Steve Shelley de Sonic Youth et Tim Foljahn de Two Dollar Guitar, est une artiste connue pour sa musique folk aux allures épurées et mélancoliques.

Connue pour l’angoisse qu’elle ressent avant de monter sur scène, et pour les paroles de ses chansons très bien écrites et nostalgiques, elle est l’auteur de
9 albums, parfois entièrement composés par elle, parfois d’excellentes reprises d’artistes tels que Bob Dylan, Janis Joplin, Rolling Stones, etc.

Sa chanson The Greatest, que l’on peut considérer comme l’un de ses plus grands succès, a fait partie de la bande annonce du film My Blueberry Night, de Kar-Wai Wong, dans laquelle elle interprète d’ailleurs un personnage, aux côtés de Norah Jones et de Jude Law.

Elle a participé à d’autres bande-sons de films, tel que V pour Vendetta, de James McTeigue,  I’m Not There, sur la vie de Bob Dylan, ou encore Étreintes brisées, d’Almodovar.

C’est sa sublime voix qui résonnera dans l’impressionnante salle du Victoria Hall.

Un concert à ne pas manquer le 7 février 2012, et qui, sans aucun doute sera magnifique!

Karine

3 février 2012 at 7:04 2 commentaires

Dolly… c’est pour toi !

– Bonjour les enfants, asseyez-vous. Aujourd’hui, le thème de notre leçon est Dolly. Est-ce que quelqu’un dans la classe sait qui est Dolly ? Oui, vous au fond Mademoiselle ?

– Euh… je sais M’sieur… C’est la première chèvre qui a tourné autour de la Lune !

– Vous devez sans doute confondre avec Laïka, Mademoiselle. Quelqu’un a-t-il une autre idée ?

– Oui M’sieur, moi M’sieur !

– Je vous écoute jeune homme…

– C’est une chanteuse avec une chapeau de cow-boy et des gros n…

– Euh… non plus ! Ah ! Encore une main qui se lève au fond…

– C’est comme les Dupont M’sieur, vous savez, un animal qu’on a photocopié dans une éprouvette !

– Et bien force est de constater que tout le monde ignore ici qui est Dolly. Sachez que Dolly est peut-être le groupe de rock français le plus influent de la fin du 20e siècle. Ecoutez seulement…

Dolly est né à Nantes. Après des débuts plutôt hésitants, le groupe trouve sa composition définitive vers le milieu des années 90 et s’articule autour de sa jolie et emblématique chanteuse : Emmanuelle Monet dite Manu. Derrière elle, il y a une guitare et une basse branchées sur le 380V ainsi qu’une grosse batterie qui fait beaucoup de bruit.

Les heures de gloire ne sont pas très loin. Le premier album fait une entrée en force et donne de suite le ton. Il répond aux attentes de toute une génération qui en a marre des Ritas, de Noir désir et de Thiéfaine et qui se réjouit que du neuf arrive enfin.

Le son est plutôt brut et puissant et ne va pas sans rappeler le grunge. La voix de Manu, sensuelle et féminine, apporte une touche délicate qui fait bien vibrer les hormones et qui contraste merveilleusement avec la lourde basse de Mickaël Chamberlain. Du jamais vu en France ! Voilà qui jette de nouvelles bases musicales dans un paysage un peu sclérosé et qui peine à sortir de la routine. D’autres s’en inspireront plus tard. On ne craint rien en affirmant que la nouvelle scène française actuelle lui doit beaucoup.

La suite de l’histoire est digne du rock et de sa mythologie. Deux, trois et quatre excellents albums, des tournées, des festivals, et puis ce sale jour de mai 2005 lors duquel le bassiste de Dolly croise la faucheuse sur la route. Une mort de rock star en pleine gloire, en plein élan, une mort qui entraîne également celle du groupe.

Dolly est mort et ne se relèvera pas, c’est la fin d’une époque. Manu revient en 2008 avec un nouvel album, mais le charme est rompu, une page s’est tournée.

Maintenant, passons à la partie pratique. Que faut-il écouter de Dolly ? Et bien la réponse est simple : tout ! Quatre albums, quatre merveilles. Ceux qui veulent se faire défriser privilégieront les deux premiers albums aux sonorités rock bien massives : l’éponyme Dolly et son petit frère Un jour de rêves. Après, le son évolue et se rapproche d’une électro pop plus subtile déjà perceptible dans Plein air et qui atteint son paroxysme dans le quatrième et dernier opus : Tous des stars.

Quelques titres incontournables : Je n’veux pas rester sage, Quand l’herbe nous dévore, Monde sauvage, Partir seule, C’est pour toi, Tatutia, Au paradis, Bulles…

– Vous avez bien retenu la leçon les enfants ? Je compte sur vous pour aller réviser en discothèque. La semaine prochaine, nous traiterons d’un autre monument de la chanson française : Patrick Topaloff

Christian

Tout Dolly aux BM.

17 décembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

The Driven et autres perles…

Amis du bruit bonjour !

J’ai une petite perle à partager avec vous. Ceux qui connaissent s’en réjouiront parce que ça leur rappellera de beaux souvenirs. Les autres, hé ben vous allez découvrir un morceau qui fait tomber les z’oreilles et qui mérite de figurer au Panthéon du rock tellement ça casse la baraque. Bon, on ne va pas vous faire mariner plus longtemps, c’est de The Driven dont il s’agit et le tube c’est Jesus loves you more if you can drive. Ecoutez plutôt !

Maintenant c’est-y pas tout ! Où trouver ce fabuleux morceau vous z’allez me demander ? Aux discos naturellement, et sur une petite compil’ Repérages Couleur 3 vraiment bien fournie tellement qu’elle est remplie de bons morceaux. Bon, ça date de ’98 et ce n’est pas tout jeune je vous l’accorde, mais comme on dit à Bourrignon dans le Jura : « C’est dans les vieilles marmites qu’on trouve les meilleures soupes ».

Et parmi les ingrédients du potage, il y a par exemple Popular de Nada Surf, Ask the mountains de Vangelis et Stina Nordenstam, You’re not alone de Olive, Spacemen de Babylon Zoo et I am the black gold of the Sun de Nuyorican Soul. Incroyable non ? Et tout ça pour la modique et symbolique somme de 2,50 si vous z’avez pas l’abonnement audiovisuel, et gratuit pour les z’enfants !

Décidément, ça vaut vraiment la peine d’aller racler dans les bacs des discos. Venez-y tous avant que le grand Dématérializator n’ait tout virtualisé sur des sites payants en ligne, il sera trop tard après…

Et pour le plaisir, je ne peux pas m’empêcher de balancer ce petit Nada Surf de derrière les fagots qu’on aime bien aussi !

Christian

Anthologie. Repérages Couleur3 Volume 11  (Jaboo, 1998)   Disponibilité

23 novembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

The Whitest Boy Alive

Mais qui donc peut bien se cacher derrière ce nom de groupe étrange ?

Mmh… je crois qu’il faut partir sur la piste d’un garçon vivant et tout blanc, un geek quoi. Parce que pour être le plus blanc des garçons vivants, il faut bien ressembler à un geek non ?

En cherchant bien – mais vraiment bien – on a aucune peine à deviner qu’il s’agit d’Erlend Øye. Ben oui, il répond aux critères : il est vivant, c’est un garçon, et comme il nous vient de Norvège, qu’il est pas beaucoup bronzé et qu’il cultive sans complexe un look d’étudiant boutonneux passionné par le langage Fortran, on peut facilement en conclure qu’il est bien derrière The Whitest Boy Alive.

Mais qui est donc Erlend Øye me demanderez-vous ?

Avec un nom pareil, toutes les suppositions sont permises. Je vous donne un indice : c’est le compère de Eirik Glambek Bøe dans une autre formation musicale. A celui qui répond que c’est un groupe folklorique scandinave qui reprend des standards lapons, on lui dira « C’est tiède… » mais qu’il n’est pas très éloigné du but. Allez, encore quelques encablures en traîneau tracté par des rennes et on y arrive !

Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe, ce sont les deux énergumènes qui forment les Kings of Convenience, ce groupe amusant qui a tout pompé chez Simon & Garfunkel mais qu’on aime beaucoup. Et bien sachez qu’Erlend Øye s’est barré à Berlin (Ach… Berline… la capitale européenne de la fête et de l’électro) pour monter un projet un poil plus punchy et plus expérimental (je dis bien un poil) que les Kings of Convenience avec 3 autres copains.

Et bien le résultat est magnifique et je retiens mes mots. Il tient déjà en deux albums dont la quasi totalité des morceaux sont très très bons voire excellents, de plus en plus rares de nos jours. The Whitest Boy Alive, ça sonne un peu rock, un peu pop, un peu folk, un peu électro, comme si on avait passé le tout au mixer et bien secoué après.

Personnellement, je définirais ça comme de l’électro-pop, mais de nos jours il y a tellement de niches spécialisées qu’on ne sait plus tellement appeler quoi comment. D’aucuns classent The Whitest Boy Alive dans la pop minimaliste, d’autres dans l’alternative, d’autres encore dans la dreampop. Il y en a même qui les catégorisent dans le shoegaze, si si c’est vrai ! Je parie que ce sont les mêmes qui ont inventé le langage Fortran (un dérivé du Klingon), ces fameux geeks tout blancs qui se protègent de la lumière des néons avec de la crème 50.

Moi, je connaissais même pas le shoegaze. J’ai appris quelque chose à sortir dans les salons où l’on cause pour faire le beau, et ça va faire sensation je vous le dis ! Avec ça, je vais emballer sans difficultés les deux bimbos du fond qui sirotent du Moët & Chandon, vous z’allez voir !

En attendant – shoegaze ou pas – ne faites pas l’impasse sur The Whitest Boy Alive car ça en vaut le détour, vous ne serez pas déçus !

Au fait, vous ne trouvez pas qu’Erlend Øye ressemble à Bill Gates ?!?

Christian

The Whitest Boy Alive aux BM

10 novembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

The John Butler Trio – Grand National

J’ai un faible pour le rock californien. Quand je dis californien, c’est l’esprit qui est véhiculé par un certain genre musical qui fait référence au surf, au skate, au freeride, à tout ce qui gravite autour de l’outdoor et de la glisse, d’un style de vie qui fait la part belle à la liberté et à l’esprit d’aventure. Des valeurs bien lointaines d’un certain matérialisme et consumérisme ambiant.

Quand on dit Californie, on pense immédiatement aux Beach Boys mais non… c’est trop old school.

Non, je pense plutôt à des groupes et à des artistes de l’acabit des Red Hot, de Ben Harper, de Donavon Frankenreiter, de Jack Johnson et dans un genre un peu plus massif de 3 Doors Down, de Linkin Park ou de Rage Against The Machine. Et il y en a encore beaucoup d’autres…

Vous aimez les Red Hot ? Ca tombe bien moi aussi. Alors sans doute connaissez-vous aussi The John Butler Trio. Et comme dirait le slogan d’une célèbre boisson gazeuse à base de gingembre : The John Butler Trio  « ça ressemble à du Red Hot, c’est doré comme du Red Hot… mais ce n’est pas du Red Hot ». Et en plus, ça ne vient pas du Canada mais d’Australie…

Les similitudes musicales entre les Red Hot et Butler sont souvent évidentes. La voix de John Butler est très proche de celle du timbre d’Anthony Kiedis au point que le mélomane non averti pourrait presque les confondre. On est clairement dans le registre de la fusion. Un esprit rock très marqué dans lequel sont distillées subtilement des influences qui viennent de toutes parts, principalement du hip-hop pour les paroles scandées, du blues et du folk pour la guitare et du reggae dancehall pour les lignes de basse. Les compositions sont rythmées, joyeuses, solaires et dégagent une puissance positive et super vitaminée.

The John Butler Trio, ce sont déjà 6 albums depuis la sortie de Searching For Heritage en 1996. Pour en saisir toute la saveur l’écoute du formidable Grand National s’impose comme une évidence. Grand National est un album complet dans lequel tout est bon, sans gras et sans couenne. Sur les 13 morceaux qui le composent, aucun n’est à éviter ce qui est rare de nos jours.

L’excellent Devil Running est idéal pour faire le vide avant de se lancer entre les sapins avec une paire de freeride bien fat aux pieds. Good Excuse et Nowhere Man nous invitent à boire une bière bien fraîche avec les amis après une époustouflante session de surf, de planche ou de kite. Better Than et Gonna Take It sont à déguster au volant de son combi VW sur la route des big walls du Yosemite. Le reste, ben c’est du pareil, c’est-à-dire du bonheur.

Vous voulez vous faire une idée de ce petit bijou ? Venez donc fouiller dans nos bacs. Avec un peu de bol, il sera disponible et vous pourrez l’emporter avec vous.

Christian

The John Butler Trio. Grand National (Atlantic, 2007) Disponibilité

The John Butler Trio aux BM.

Le site Internet de John Butler.

15 octobre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

It’s been a bad day…

Tout a commencé par un entrefilet dans la presse qui a grossi au fil des heures pour devenir au final pléthore d’articles relayant l’incroyable nouvelle : R.E.M. met fin à sa carrière !!!

Mince alors !

Moi qui adore R.E.M., je vais devoir me contenter de l’existant et ne plus pouvoir me réjouir de la sortie d’un nouvel album fait de belles surprises et de nouveaux morceaux qui déchirent.

R.E.M. me plait à plusieurs titres. D’abord, c’est du bon rock avec quelques bombes qu’on n’oubliera jamais, le genre de morceaux qu’on entend ça et là et qui ne se démodent pas, qui nous accompagnent au fil des jours et qu’on se prend parfois à fredonner joyeusement. Ensuite, c’est un groupe avec un charismatique  chanteur et parolier végétarien – Michael Stipe – qui a crié tout haut et tout fort qu’il ne fallait pas réélire George W. Bush. Vous savez, le cow-boy qui aime les bretzel… Rien que pour ça, je m’incline. Enfin, R.E.M., c’est tout une époque, que dis-je, plusieurs époques qui résonnent en moi puisque le groupe a traversé trois décennies sans perdre de sa superbe. Voilà qui devient rare à l’époque du consommable et du jetable.

Pour les néophytes, je ne saurais que trop conseiller Out Of Time, l’album le plus consensuel, le plus easy-listening et le plus rempli de super-méga-hits qui font mouche. Une bonne entrée en matière qui devrait vous pousser à explorer un peu plus loin le grand territoire créé par R.E.M.

Pour les autres ben… rien à dire de plus. Ne soyons pas tristes et jouissons ensemble du formidable héritage musical qu’ils nous laissent, même si ce 21 septembre 2011 restera définitivement un Bad Day pour les fans de R.E.M…

Christian

R.E.M. dans le catalogue des BM

30 septembre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

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Christian, Bibliothèque de Saint-Jean
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Katia, Discothèque des Minoteries
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