Posts tagged ‘Salon Musical’

L’improvisation libre

Un dialogue entre Dieter Nanz, Jacques Demierre et le public

Rien qu’à poser le titre, nous nous trouvons devant des abîmes entremêlés : ceux provoqués par la définition de chacun des termes, puis ceux qui apparaissent de leur confrontation. Quand on parle d’improvisation libre, s’agit-il d’un pléonasme, d’un paradoxe, d’une argutie ou de quelque autre figure de style ? Que signifie improviser ? Qu’est-ce que la liberté en musique ? Peut-on improviser sans liberté ? La liberté est-elle possible sans limites ? Quelle est l’apport du bagage culturel de l’artiste dans l’instant sonore qui se crée ?

Bien sûr, Dieter Nanz et Jacques Demierre étaient là pour mettre les idées en mots, et ils l’ont fait avec intelligence et sensibilité. Mais parfois le sujet se dérobe aux définitions ; alors il reste le souffle du flûtiste dans son shakuhashi, le geste du pianiste dans son instrument aux sonorités détournées de leur mécanique première. A nous, il nous reste à observer l’attitude des musiciens devant le bruissement du silence, devant la page blanche qui n’est jamais blanche, puisque la texture même du papier est déjà une indication, une stimulation, une proposition.

Alors, progressivement, apparaît le portrait du musicien fait d’écoute, de respect, d’humilité même, mais aussi de confiance, de besoin impérieux de dire, d’être porte-parole, de remplir l’espace, de rassembler ce qui est épars, de disperser ce qui est congloméré, de briser les silences d’anges qui passent, de donner forme aux rencontres, de façonner l’éphémère.

Dans cette belle soirée de Salon musical, la multiplicité des questions a provoqué les questionnements, chacun induisant l’autre, générant le suivant. Creuser ensemble l’approfondissement du mystère de la création musicale, par rebonds successifs sur les facettes du mystère en forme de bris de miroirs. La dernière question est celle qui a reflété le trajet parcouru : Et la Beauté dans tout ça ? Question esquivée par les conférenciers, mais pouvait-il en être autrement ? Peut-être réussirons-nous à l’aborder un jour au Salon musical ? Qui sait. Ce serait passionnant. Mais même si on n’y arrive pas, peu importe : le voyage aura été si beau jusqu’à son émergence !

Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux,
le mercredi 1er février 2012 à 20 h.
Carte blanche à Nicolas Bolens, compositeur

20 janvier 2012 at 7:59 Laisser un commentaire

Quand jazz rimait avec libération

Un dialogue entre Dieter Nanz, Jacques Demierre et le public

Rien qu’à poser le titre, nous nous trouvons devant des abîmes entremêlés : ceux provoqués par la définition de chacun des termes, puis ceux qui apparaissent de leur confrontation. Quand on parle d’improvisation libre, s’agit-il d’un pléonasme, d’un paradoxe, d’une argutie ou de quelque autre figure de style ? Que signifie improviser ? Qu’est-ce que la liberté en musique ? Peut-on improviser sans liberté ? La liberté est-elle possible sans limites ? Quelle est l’apport du bagage culturel de l’artiste dans l’instant sonore qui se crée ?
Bien sûr, Dieter Nanz et Jacques Demierre étaient là pour mettre les idées en mots, et ils l’ont fait avec intelligence et sensibilité. Mais parfois le sujet se dérobe aux définitions ; alors il reste le souffle du flûtiste dans son shakuhashi, le geste du pianiste dans son instrument aux sonorités détournées de leur mécanique première. A nous, il nous reste à observer l’attitude des musiciens devant le bruissement du silence, devant la page blanche qui n’est jamais blanche, puisque la texture même du papier est déjà une indication, une stimulation, une proposition.
Alors, progressivement, apparaît le portrait du musicien fait d’écoute, de respect, d’humilité même, mais aussi de confiance, de besoin impérieux de dire, d’être porte-parole, de remplir l’espace, de rassembler ce qui est épars, de disperser ce qui est congloméré, de briser les silences d’anges qui passent, de donner forme aux rencontres, de façonner l’éphémère.
Dans cette belle soirée de Salon musical, la multiplicité des questions a provoqué les questionnements, chacun induisant l’autre, générant le suivant. Creuser ensemble l’approfondissement du mystère de la création musicale, par rebonds successifs sur les facettes du mystère en forme de bris de miroirs. La dernière question est celle qui a reflété le trajet parcouru : Et la Beauté dans tout ça ? Question esquivée par les conférenciers, mais pouvait-il en être autrement ? Peut-être réussirons-nous à l’aborder un jour au Salon musical ? Qui sait. Ce serait passionnant. Mais même si on n’y arrive pas, peu importe : le voyage aura été si beau jusqu’à son émergence !
Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux,
le mercredi 1er février 2012 à 20 h.
Carte blanche à Nicolas Bolens, compositeur

7 novembre 2011 at 6:10 Laisser un commentaire

Shake you Shakespeare : musique et théâtre

Conférence de Michele Millner & Yves Cerf

Il paraît que la musique se perçoit avec un lobe du cerveau et les mots avec l’autre.
Brouiller les pistes, démultiplier les voix, ne plus savoir qui parle, qui chante, qui joue, qui pleure, à qui elle ou il s’adresse, ce qu’elle dit, en quelle langue parlée ou musiquée, à quelle partie de mon cerveau, de ton corps, de son âme?
Il en restera forcément quelque chose…
un rire peut-être.
Un souvenir en tout cas ; une graine à germer.

Merci

Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux,
le mercredi 2 novembre 2011 à 20 h.
Christian Steulet :
Quand jazz rimait avec Libération

11 octobre 2011 at 7:59 Laisser un commentaire

Musiques pour se sentir seul

Conférence de Bertrand Soulié

Ca y est, le voile a été levé. Nous avons vu les musiques et entendu les images qui se cachaient derrière le mystérieux titre de cette soirée.

Depuis toujours, l’intérêt de Bertrand Soulié se porte sur les musiques d’aujourd’hui, celles qui ont intégré les grincements, les gémissements, les cris, les claquements, les feulements et les grondements. Le grincement de la pompe est aussi indispensable que la Musique des Sphères (Thoreau).

Bertrand Soulié aime les musiques qui nous libèrent de la tyrannie de la mélodie. Celle qui se vrille au creux de notre oreille, que nous chantonnons sous la douche et qui nous empêche d’entendre les gouttes d’eau ruisseler sur la peau. Le seul problème avec les sons, c’est la musique (John Cage).

Bertrand Soulié rêve d’une épitaphe pour sa tombe à venir : Ci-gît le compositeur de la Symphonie des gouttes d’eau. Et le fait que cette symphonie n’existera jamais ailleurs que dans son imaginaire, ne devrait gêner personne.
Si vous avez la curiosité de l’entendre, vous n’avez qu’à l’imaginer vous-même !

Le jardin secret dont Bertrand Soulié nous a fait le cadeau d’une visite guidée, est bien empli de sons et de formes, de musiques et de paysages, d’interrogations et de curiosités. Pour notre part, ce que nous y avons découvert, c’est surtout notre propre regard que nous portons sur le monde, la qualité de notre propre écoute. Et c’était, je le crois, exactement l’objectif de Bertrand Soulié avec sa conférence.

S’agissant de la musique, l’important n’est pas tant de savoir ce qu’elle nous apporte, mais plutôt de savoir ce que nous sommes prêts à y apporter nous-même. Quelle écoute ? Quelle disponibilité ? Quelle curiosité ? Quelle soif ? Car l’impact de la musique sur nous ne sera jamais ni plus ni autre que celui que nous voulons bien lui accorder pour cela.

Merci à Bertrand Soulié d’avoir entrouvert le portail de notre propre imaginaire, et surtout d’avoir évité d’en graisser les gonds. Il faut bien que le portail du jardin grince en s’ouvrant, car qui sait si la musique qu’on entendra derrière sera aussi belle que le grincement lui-même, fût-il le jardin de l’Eden ?

Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

Prochain Salon musical à la Discothèque de Vieusseux, le mercredi 7 septembre 2011 à 20 h.
Claudio Chiacchiari : Matière et antimatière dans la 5ème de Beethoven

3 juin 2011 at 4:32 Laisser un commentaire

Musique et cinéma, des amants éternels

Conférence de François Creux, Ömer Sipahi et Xavier Parès

On dit que les plus belles histoires d’amours sont généralement celles qui ont mal commencé. Ce fut le cas notamment de la relation entre musique et cinéma. Au début, la musique jouait les utilitaires dans les spectacles de cinématographe, et il n’est pas rare que le pianiste fût aussi celui qui vendait les billets, plaçait les spectateurs et balayait la salle à la fin des représentations. Souvent la musique était là pour mettre de l’ambiance, « chauffer » la salle, meubler les trous lors des pannes de courant ou les ruptures de bobines, et même à calmer, le cas échéant les mouvements de panique dans la salle.

Puis progressivement, on lui trouva d’autres utilités : imiter le galop du cheval, les bruits de la guerre ou le crachotement du train à vapeur, jusqu’à souligner des passages beaucoup plus abstraits, tels les sentiments humains, les émotions et les climats développés dans le scénario. Au début du 20ème siècle, il existait d’imposants manuels du pianiste de cinéma qui permettaient à celui-ci d’accompagner le film du début à la fin, quelle que soit l’histoire.

A la fin des années 20, l’avènement du cinéma parlant marqua la fin d’une époque, mit beaucoup de monde au chômage, et fit apparaître un nouveau métier : celui des compositeurs de musiques de films. Cette nouvelle page de l’histoire du 7ème Art allait consacrer des couples de compositeurs/réalisateurs mythiques, et donner au monde des quantités de chefs-d’œuvre que nous connaissons encore aujourd’hui : Serge Prokofiev et Serguei Eisenstein, Bernard Herrmann et Alfred Hitchcock, Nino Rota et Federico Fellini, Ennio Morricone et Sergio Leone, John Williams et Steven Spielberg, etc., etc.

Dès lors, toutes les formes d’assemblages entre musique et image ont été essayées, même les plus improbables. Par exemple, tandis que Kurosawa montrait une scène de guerre sanguinolente dans « Ran », la musique de Takemitsu qui sous-tendait la scène était un adagio méditatif. L’effet saisissant de la superposition faisait percevoir immédiatement l’inanité de la guerre qui se déroulait devant nos yeux.

D’autres jeux de polysémie pouvaient consister, par exemple, à montrer et donner à entendre une scène à sujet musical, tout en ponctuant la scène d’une autre musique comme un commentaire émotionnel de la scène. Ces superpositions improbables de musiques étaient aussi tout à fait frappantes.

En poussant encore plus loin le rapport fusionnel entre son et image, on peut s’arrêter encore sur le silence voulu par le réalisateur dans certaines scènes, et même dans des films entiers. Le silence prend alors une dimension qui n’a plus rien à voir avec une absence de musique mais doit bien être perçu comme une musique en soi. La musique du silence magnifie alors aussi, à sa manière, les images qu’elles sous-tendent.

« Le silence est probablement le son le plus intense, le plus lourd et le plus plein de sens qui soit », dit Evelyne Glennie dans l’extraordinaire documentaire qui lui est consacré Touch the sound. Quand on sait que cette artiste est une des plus grandes percussionnistes actuelles tout en étant sourde, ses paroles prennent un sens tout particulier. En terminant la présentation de ce soir par cette pensée sur le silence, nos trois conférenciers François Creux, Ömer Sipahi et Xavier Parès rendent un hommage émouvant à la relation fusionnelle qu’entretiennent la musique et le cinéma.

Tout est vibration. Parfois on la perçoit avec les yeux, parfois avec les oreilles, presque toujours avec le cœur.

Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

6 mai 2011 at 12:48 2 commentaires

Le Silence, le bruit et la musique

Conférence de Fernando Sixto

Fernando Sixto est l’infatigable programmateur des concerts de la Cave 12 à Genève, musiques qui prospectent généralement aux frontières des mondes sonores connus.

Avec cette thématique, on est loin de la fonction douce, jolie et apaisante de la musique. On en est même aux antipodes. Dans son sens le plus large, la musique est une mise en scène d’un espace sonore, quelque que soit l’espace, et surtout, quelques soient les sons qui y sont projetés. D’après cette définition, le silence et le bruit ne sont plus que les bords extrêmes d’une liberté d’expression sans limites.

Dans l’expérience d’écoute qui est proposée par exemple lors concerts de la Cave12 à Genève, il y a un moment stratégique toujours délicat, ce sont les 5 premières minutes. Dans ce laps de temps se pose à l’auditeur la question cruciale qui ouvrira la porte d’une expérience artistique, ou qui la claquera plus ou moins sèchement : « Ai-je envie d’adhérer à cette proposition, de me laisser aller, de me laisser emmener sur un chemin inconnu, et qui ne me semble pas amical a priori?». Si la réponse est non, la porte se referme et on passe à autre chose… point final.

Le bruit des autres
Utilisé sous nos latitudes pour évoquer les phénomènes acoustiques qui ne relèvent ni de la parole, ni de la musique, le terme « bruit » s’apparente à un outil ordinaire de discrimination esthétique et culturelle : il désigne tous ce qui déplaît à l’auditeur, lui semble trop fort, inattendu ou étranger à ses normes d’écoute. Une telle mise à l’écart est sujette à caution car la perception du beau, de la cohérence, de la proportionnalité, du confort, de l’équilibre et même du supportable varie à travers le temps et l’espace : les bruits d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui et les bruits d’ailleurs ne recouvrent pas ceux d’ici.
(Exposition « Bruits », Musée d’ethnographie Neuchâtel, 2010-11)

John Cage s’est fait huer, siffler, insulter en continu durant 2 heures 30 par le public de Milan en 1977, qui n’était manifestement pas prêt à percevoir comme musique une lecture de type « poésie sonore ».

… Mais si la réponse est oui, alors il peut se passer des sensations, des impressions, des rencontres, des perceptions qui vont largement au-delà de la fonction habituelle et généralement réductrice de la musique. Alors la musique peut devenir un puissant vecteur qui nous fera changer notre perception du monde.

Une personne âgée habitant à l’orée de la jungle a entendu une fois un concert électro-acoustique basé sur les bruits de la jungle, alors qu’elle ne connaissait peut-être même pas l’existence de l’enregistreur. A la fin du concert, elle s’approcha du musicien, bouleversée, les larmes aux yeux : « cela fait 80 ans que j’entends la jungle, je ne l’ai jamais entendu comme ça ».

Un concert fait de de silence, où même la déglutition du voisin devient audible, la qualité de ce silence relève de la responsabilité de tous et de la totale adhésion de chacun. C’est une construction artistique collective qui bouleversera la perception du monde pour tous les participants. Le bruit d’une voiture au loin, au-delà des murs de la salle peut prendre alors des proportions proprement métaphysiques.

Merci à Fernando Sixto d’avoir élargi le champ de notre conception de la musique.

Paul Kristof

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– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
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4 février 2011 at 12:48 Laisser un commentaire

Le Kraut-rock, l’alternative européenne

Conférence de Bernard Trontin

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale en Allemagne, est apparue une génération culturelle quasi spontanée. Celle qui a vu le modèle idéologique du nazisme s’effondrer dans la catastrophe que l’on sait. Une génération entière s’est lancée alors dans une quête identitaire acharnée, une quête totalement débridée, sans racines et presque sans influences antérieures. Une période correspondant au début des « Trente glorieuses » qui a vu apparaître le free rock, l’actionnisme viennois, les performances, les expériences communautaires, mystiques, etc.

S’agissant du free-rock, Bernard Trontin suggère une idée intéressante.
On ne peut pas assimiler le free-rock allemand au free-jazz américain parce que le free-jazz est l’aboutissement d’un siècle d’histoire du jazz, comme la musique contemporaine est l’aboutissement d’un millénaire d’histoire de la musique classique. Par contre, le free rock paraît comme émerger de nulle part sur les ruines de la guerre, un bouillon de culture dont le point de départ est la table rase des anciens paradigmes et le refus des influences. Il est pratiqué par des gens jeunes dont la technique instrumentale n’est souvent qu’accessoire, en regard de la liberté d’expression revendiquée.
Mais dire que cette musique était sans influences n’est pas tout à fait exact car, bien sûr, on y trouve des ingrédients existants tels le rock américain, la mouvance psychédélique anglaise ou les recherches électroacoustiques d’un Stockhausen, par exemple.

Mais la grande affaire du Krautrock, celle qui donnera l’identité sonore et stylistique à cette musique, c’est une invention toute récente, multiforme et en constante évolution : le synthétiseur. Cet instrument avait la particularité de permettre de créer des œuvres, mais non de les reproduire à l’identique. En effet, il était extrêmement sensibles aux facteurs extérieurs : température, pression atmosphérique, humidité, etc. C’est pour cette raison que le krautrock est resté largement une musique d’improvisation.

Le Krautrock est donc issu du chaudron free-rock, et son instrument emblématique est le sythétiseur. L’âge d’or du Krautrock s’étend sur une grosse décennie, de la fin des années 60 aux débuts des années 80. Il a eu ses fans, ses officiants et ses apôtres. L’industrie triomphante du disque a beaucoup contribué à son expansion, inventant dans la foulée une esthétique graphique propre, avec les fameuses pochettes des disques vinyles.

Selon Bernard Trontin, c’est une autre révolution technologique qui a contribué à l’assèchement du Krautrock dans les années 80 : le digital. Le digital offrait ce que les synthétiseurs à lampe ne permettaient pas : la programmation, c’est-à-dire la possibilité pour le musicien de prévoir exactement ce qu’il voulait entendre. Et c’est là que le Krautrock atteint ses limites : la magie de la création live avec son côté aléatoire et unique, se perdit peu à peu. Dès lors, une autre musique était en train de naître, répondant à d’autres besoins, et utilisant d’autres instruments. Mais ça, comme le dit notre conférencier, c’est une autre histoire.

Paul Kristof

Vous retrouverez les références des oeuvres citées :
– dans la discographie de la soirée sur la page internet du Salon musical
– dans le catalogue en ligne sur le site des BM.

7 janvier 2011 at 3:53 Laisser un commentaire

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Karine, Discothèque des Minoteries
Katia, Discothèque des Minoteries
Mireille, Discothèque des Minoteries
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